Huffpost Tunisie mg

La crise de Nidaa Tounes touche le Quartet: L'UPL suspend sa participation de la coalition au pouvoir

Publication: Mis à jour:
SLIM RIAHI
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
Imprimer

L’adhésion des trois députés démissionnaires de l’Union patriotique libre au sein du bloc parlementaire de Nidaa Tounes continue à alimenter la crise au sein de la coalition des partis au pouvoir.

Après que Rached Ghannouchi ait calmé les esprits en se rendant, au cours de la semaine dernière, au bureau de Slim Riahi, et qu’il ait assuré, à l’issue de cette rencontre, que l’UPL continuera à collaborer avec le Quartet au pouvoir, le parti en question a publié un communiqué, dans la soirée d’hier, annonçant la suspension de sa participation au sein de la coalition.

Tout en renouvelant son soutien au gouvernement d’Habib Essid, l’UPL a annoncé qu’au vu de la faiblesse de la décision politique au sein du mouvement de Nidaa Tounes, il est devenu impossible de continuer la collaboration au sein de la coalition.

Toutefois,selon le communiqué l’UPL continue à respecter et à encourager leurs collègues de Nidaa Tounes qui ont refusé lesdites adhésions et qui ont dénoncé, fermement, la rupture du contrat moral qui existait entre les quatre partis de l’alliance faisant ainsi allusion à Ridha Belhadj.

Rappelons que suite à ces adhésions, Ridha Belhadj a présenté sa démission de la présidence du comité politique de Nidaa Tounes. S’étant réuni dimanche dernier, les membres du même comité ont décidé d’ajourner l’examen de la démission de Belhadj pour une prochaine réunion qui devrait se tenir au cours de cette semaine.

Pour sa part, le président du bloc de Nidaa Tounes, Sofiene Toubel, a indiqué que les députés démissionnaires de l’UPL ont décidé de porter plainte contre tous ceux qui assurent que leur adhésion au bloc du Nidaa a été faite suite à une somme d’argent qu’ils auraient reçues de la part de l’homme d’affaires controversé, Chafik Jarraya.

Cette nouvelle crise au sein de la coalition des partis au pouvoir survient alors que le gouvernement d’Essid connait une période assez sensible, des bruits assurant qu’Habib Essid serait partant de son poste. Quelques partis, à l’instar du parti Al Jomhouri, qui a publié un communiqué où il met la responsabilité de la crise que traverse le pays sur le dos de la coalition au pouvoir, et qui se muterait, toujours selon le même texte, en un danger imminent pour l’Etat.

En attendant, l’UPL a appelé, directement, Nidaa Tounes à émettre une position claire de toute cette histoire qui ne cesse de déborder.

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.