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L'UGTT refuse la proposition de loi relative à la hausse de l'âge de la mise à la retraite proposée par le gouvernement à l'ARP

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Members of the leftist UGTT union walk back during clashes with League members during a rally to commemorate the 1955 assassination of a historic member when they were attacked by the League for Protection of the Revolution, Tuesday, Dec.4, 2012 in Tunis. League members are considered to be close to the Ennahda Party, which dominates Tunisia’s post-revolution coalition government (AP Photo/Amine Landoulsi) | ASSOCIATED PRESS
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La proposition de loi relative à la hausse de l'âge maximal de la retraite de 60 à 62 ans continue à faire couler de l'encre entre l'Union Générale Tunisienne des Travailleurs et le gouvernement.

Le ministre des Affaires sociales Mahmoud Ben Romdhane avait expliqué, le 30 mars dernier à la commission spécialisée à l'Assemblée des Représentants du Peuple, que la hausse de l'âge maximal de la retraite était "une mesure salutaire mais pas suffisante (...)" permettant à l'Etat de gagner 4.000 millions.

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Dans une déclaration à la Radio Nationale tunisienne, le secrétaire général intérimaire Noureddine Taboubi, a réitéré le refus du syndicat des travailleurs de ce projet de loi "car il ne correspond pas à l'accord de l'UGTT avec le gouvernement".

"Nous avions décidé que la hausse allait être, que ce soit à l'âge de 62 ou 65 ans, volontaire. Le principe étant que la personne désireuse de prolonger sa période de travail jusqu'à 65 ans doit formuler une demande. Le gouvernement a délivré à l'ARP une proposition de loi autre que celle qui était convenue", a-t-il expliqué sur les ondes de la radio.

Il a notamment affirmé que la décision de changer l'âge de la mise à la retraite obligatoire à 62 était "inacceptable".

En Tunisie, l'âge de mise à la retraite est fixé à 60 ans et peut être prolongé à 62 ans pour les travailleurs du secteur public qui le souhaitent.

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