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Casablanca, Marrakech et Tanger en tête des villes les plus polluées du Maroc

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POLLUTION MAROC
Casablanca, Marrakech et Tanger en tête des villes les plus polluées du Maroc |
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QUALITÉ DE L'AIR - "La pollution atmosphérique en milieu urbain continue de progresser à un rythme alarmant, avec des effets dévastateurs pour la santé humaine". C'est le constat sans appel dressé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié jeudi 12 mai sur les niveaux de pollution dans les grandes villes du monde. Et le Maroc n'est pas épargné.

Sans grande surprise, Casablanca arrive en tête des villes les plus polluées du royaume, suivie de près par Marrakech et Tanger, selon les taux de concentration de petites particules (MP10) et de particules fines (MP2,5) enregistrés.

"Ces particules comprennent des polluants comme le sulfate, les nitrates et le carbone noir, qui pénètrent profondément dans les poumons et dans le système cardiovasculaire, ce qui représente un risque grave pour la santé humaine", précise l'OMS dans un communiqué.

Des taux 3 fois supérieurs à la normale

Avec un taux de concentration de petites particules de 61 µg/m3 (microgrammes par mètre cube) et de particules fines de 26 µg/m3, la capitale économique enregistre des niveaux de pollution trois fois supérieurs à ceux recommandés par l'Organisation mondiale de la santé, qui devraient être respectivement de 20 µg/m3 et 10 µg/m3.

Marrakech (58 µg/m3, 24 µg/m3), Tanger (57 µg/m3, 24 µg/m3), Meknès (47 µg/m3, 29 µg/m3), Fès (40 µg/m3, 17 µg/m3), Salé (31 µg/m3, 13 µg/m3) et Safi (21 µg/m3, 9 µg/m3) complètent le tableau des villes marocaines les plus polluées.

Elles se situent néanmoins loin derrière des grosses métropoles étrangères particulièrement touchées par la pollution, comme Onitsha au Nigéria (594 µg/m3, 66 µg/m3), Peshawar au Pakistan (540 µg/m3, 111 µg/m3) ou encore Riyadh en Arabie saoudite (368 µg/m3, 156µg/m3).

Selon l'OMS, qui a pu comparer les niveaux de petites particules et de particules fines dans 795 villes de 67 pays sur une période de cinq ans (2008-2013), les niveaux mondiaux de pollution atmosphérique en milieu urbain ont augmenté de 8%, malgré les améliorations enregistrées dans certaines régions.

En général, les niveaux de pollution atmosphérique en milieu urbain sont moins importants dans les pays à revenu élevé. Les habitants des villes à revenu faible ou intermédiaire sont ainsi ceux qui en subissent le plus les conséquences.

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