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Une lueur d'espoir contre la loi sur le travail des "petites bonnes"?

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PETITES BONNES
Une lueur d'espoir contre la loi sur le travail des "petites bonnes"? | DR
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POLÉMIQUE - Alors que le projet de loi sur le travail des "petites bonnes", qui retient l'âge de 16 ans comme âge minimum du travail domestique, a suscité un tollé dans le milieu associatif, une déclaration du ministre de l'Emploi redonne de l'espoir au Collectif pour l'éradication du travail des petites bonnes.

Lundi 16 mai, le ministre PPS de l'Emploi Abdeslam Seddiki s'est engagé, sur les ondes de Radio 2M lors de la matinale, à demander au parlement de surseoir au vote du projet de loi 19.12.

"A quelques jours du vote en plénière (de ce projet de loi, adopté par la commission des secteurs sociaux le 9 mai, ndlr), la proposition du ministre mérite soutien", indique dans un communiqué le collectif créé en 2009 qui rassemble une cinquantaine d'associations oeuvrant notamment pour la défense des droits de l'enfant et des droits humains.

"Il a réitéré sa conviction de la pertinence des revendications du Collectif, des avis du CNDH et du CESE, des appels de la Délégation de l’UNICEF et de l’ONDE et autres instances de partis politiques de la majorité parlementaire et de l’opposition", poursuivent-ils, appelant tous les parlementaires "à répondre favorablement à cette démarche courageuse et juste pour nos filles mineures".

Pour rappel, le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme et ministre de l'Habitat Nabil Benabdellah, dans une vidéo diffusée par son parti au lendemain de l'adoption du projet de loi, indiquait que le PPS avait proposé d'accepter 16 ans comme âge minimum du travail domestique, à condition, toutefois, de mettre en place "une période transitoire, à l'issue de laquelle l'âge de 18 ans sera imposé. On nous a refusé cela, mais nous militons pour obtenir la mise en place d'une période transitoire lors de la séance plénière", durant laquelle le projet de loi devra être adopté par la Chambre des représentants.

Selon un membre de la commission des secteurs sociaux contacté par le HuffPost Maroc, le projet de loi sera à l'ordre du jour de la séance plénière à la Chambre des représentants pour respecter le processus législatif, mais ne sera pas adopté. En effet, la présidence de la Chambre des représentants, réunie récemment, se dirigerait plutôt vers le réexamen du texte de loi en commission afin qu'il soit amendé.

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