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La baisse des stocks aux USA fait remonter les prix du baril

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OIL BOURSE
Traders speak in front of electronic boards at the Madrid Bourse June 22, 2012. Oil briefly traded at its lowest in 18 months and European stocks fell on Friday, while the safe-haven dollar rose as weak German and U.S. data and a downgrade to some of the world's major banks unnerved investors. REUTERS/Andrea Comas (SPAIN - Tags: BUSINESS) | Andrea Comas / Reuters
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Les cours pétroliers sont nettement montés mercredi, finissant au plus haut de l'année après l'annonce inattendue d'un recul des réserves américaines, dans un marché toujours attentif à de multiples perturbations de la production dans le monde.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin a pris 1,57 dollar à 46,23 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), un niveau sans précédent depuis novembre.

Les cours ont profité "de chiffres très étonnants" sur l'état de l'offre américaine, a souligné Matt Smith, de ClipperData.

Le département de l'Energie (DoE) a fait état d'une baisse inattendue des réserves hebdomadaires de brut, alors que les experts tablaient sur une légère progression, selon un sondage de l'agence Bloomberg.

Surtout, le DoE "a annoncé l'exact contraire de l'American Petroleum Institute (API) qui avait tablé sur une hausse des stocks de brut comme de produits pétroliers" dans des estimations privées publiées la veille par cette fédération du secteur, a remarqué M. Smith.

Ces chiffres ont donné de l'allant à un marché pétrolier qui hésitait en début de séance, même s'il bénéficie toujours de diverses perturbations de la production dans le monde.

"Le marché est de plus en plus attentif aux risques sur l'offre", a résumé Phil Flynn, de Price Futures Group, évoquant "les problèmes persistants de production au Canada".

Les feux de forêts autour de la ville de Fort McMurray continuaient d'avancer mardi, et des conditions ont été imposées aux compagnies pétrolières avant un redémarrage de leurs activités qui pourrait au mieux prendre plusieurs jours, voire semaines.

"A cela s'ajoute le Nigeria, où ont lieu plusieurs événements", a enchaîné M. Smith. "Après l'attaque d'une installation la semaine dernière, la production a encore reçu aujourd'hui le coup d'une fuite sur un oléoduc."

Le géant pétrolier Royal Dutch Shell a indiqué mercredi avoir déclaré l'état de "force majeure" sur les exportations de brut du terminal nigérian de Bonny à la suite d'une fuite, alors que, selon des chiffres publiés la veille par Bloomberg, la production du pays a déjà chuté au plus bas depuis 20 ans.

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