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Dilma Rousseff suspendue de la présidence du Brésil

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DILMA ROUSSEFF
Brazil's President Dilma Rousseff arrives for a ceremony in Planalto presidential palace to launch an agricultural plan that allocates billions of dollars to farmers in Braslia, Brazil, Wednesday, May 4, 2016. Brazil’s attorney general has asked the country’s highest court to authorize an investigation into embattled Rousseff over obstruction of justice allegations, according to major Brazilian news organizations. (AP Photo/Eraldo Peres) | ASSOCIATED PRESS
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INTERNATIONAL - C'est fait. Après de nombreux rebondissements, la présidente du Brésil Dilma Rousseff a été contrainte de céder le pouvoir à son vice-président Michel Temer, après l'ouverture de son procès en destitution par le Sénat. Cette dernière a été suspendue du pouvoir pour une durée de 180 jours.

Le procès en destitution a été approuvé par 55 contre 22 sénateurs.

Le plus grand pays d'Amérique latine va en même temps tourner la page de 13 ans de gouvernement du Parti des travailleurs (PT), entamée en 2003 avec l'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, qui a présidé au boom socio-économique brésilien des années 2000. Michel Temer, a qui Dilma Rousseff confie le pouvoir, est accusée par cette dernière d'avoir fomenté un coup d'État.

Un sort déjà scellé

Réunis depuis mercredi matin en assemblée plénière, les sénateurs brésiliens se relayaient toujours au cœur de la nuit à la tribune pour sceller le sort de l'impopulaire dirigeante de gauche, accusée de maquillage de comptes publics.

Mais bien avant le vote électronique final, il ne faisait plus aucun doute qu'une majorité simple de 41 votes serait réunie pour ouvrir le procès de Dilma Rousseff et l'écarter du pouvoir pendant un maximum de 180 jours, en attendant leur jugement final. Alors qu'une majorité simple était requise pour ouvrir le procès en destitution de la présidente, plus des deux tiers des sénateurs se sont prononcés dans ce sens. Or, deux tiers des voix justement (soit 54) sont nécessaires pour destituer Dilma Rousseff à l'issue de son procès pour "crime de responsabilité".

"Un signal positif"

"C'est un signal positif pour le nouveau gouvernement, qui prend ses fonctions avec la perspective qu'il ne sera pas seulement un gouvernement temporaire mais qu'il devra conclure le mandat de la présidente", a réagi Aecio Neves, un des leaders de l'opposition à Dilma Rousseff et candidat malheureux au second tour de la présidentielle en 2014.

"J'espère que le vice-président Michel Temer pourra constituer son gouvernement et prendre les mesures pour l'orienter de la meilleure manière possible afin que, dès aujourd'hui, le Brésil perçoive qu'une nouvelle phase commence", a-t-il ajouté. Le procès sera dirigé par le président du Tribunal suprême fédéral, Ricardo Lewandowski. Il pourrait durer jusqu'au mois de septembre, après les Jeux olympiques de Rio de Janeiro (5-21 août), les premiers organisés en Amérique latine.

La Chambre des députés avait déjà avalisé la procédure de destitution le 17 avril par une écrasante majorité. Le PT a convoqué élus et militants devant le siège de la présidence à 08H30, sous le mot d'ordre "Nous n'acceptons pas un gouvernement illégitime".

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