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Ce que prévoit la loi anti-tricheurs au baccalauréat

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BACCALAURAT TRICHE
Ce que prévoit la loi anti-tricheurs au baccalauréat | DR
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EDUCATION - C’est devenu presque une habitude. A chaque fois que les examens du baccalauréat approchent, le problème des tricheurs revient au premier plan de l’actualité. Sauf que concrètement, rien n’a été encore fait pour lutter contre ce fléau qui inquiète de plus en plus le gouvernement.

Un projet de loi, prévoyant notamment des peines de prison ferme contre les tricheurs, traine en effet depuis plusieurs mois au Parlement. Aujourd’hui, ce texte n’est toujours pas prêt d’être adopté.

La Commission permanente chargée de l'enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants vient d’annoncer le report du dépôt des amendements au texte 02-13, relatif à la répression de la triche aux examens scolaires, rapporte le quotidien Aujourd’hui le Maroc. Et pour cause, le volet concernant la prison ferme à l’encontre des élèves fraudeurs fait débat.

Jusqu'à 2 ans de prison

L’article 7 du projet de loi prévoit, en effet, des peines d’un mois à deux ans de prison ferme ainsi que des amendes comprises entre 2.000 et 20.000 dirhams pour les tricheurs.

Concernant les élèves pris en flagrant délit de fraude, le texte prévoit un avertissement de la part des surveillants et le retrait de la feuille d’examen en cas de récidive. Un procès verbal doit dans ce cas être rédigé par le surveillant, précisant la nature de la fraude ainsi que le moyen utilisé. Une commission disciplinaire décide par la suite de la sanction à prendre à l'égard du tricheur.

L'interdiction de participer aux examens du baccalauréat pendant deux ans peut également être prononcée, selon la gravité de la fraude. La commission concernée pourra même confier le dossier à la justice, si le fraudeur a fait appel à un réseau spécialisé en la matière.

Pour l’instant, aucune date n’a été annoncée par la commission pour la reprise de l’examen du projet de loi. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’entrera pas en vigueur avant la fin de cette année scolaire en raison des "délais nécessaires à son adoption“, souligne de son côté Le Matin.

L’année dernière, le ministère de l'Éducation nationale et de la formation professionnelle avait recensé 3066 cas de triche. Un chiffre qui a plus que doublé par rapport à l'année à 2014, où 1321 cas de fraudes avaient été enregistrés. Une progression qui s'explique par la pénétration constante des smartphones (et de la connexion mobile) au Maroc, qui ont facilité la tâche aux tricheurs.

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