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Le bracelet électronique comme alternative à la détention provisoire

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Le recours au bracelet électronique, alternative à la détention provisoire, sera prochainement adopté selon Derradj Ishak, magistrat et membre de la commission nationale de modernisation du secteur de la justice, relayé ce mercredi 11 avril comme

Cette annonce a été faite lors d'une conférence animée par le même responsable au Salon international du futur technologique (SIFTECH) à Oran. M. Derradj a indiqué que la mise en oeuvre de cette mesure sera "un pas dans la modernisation" du secteur de la justice.

Il a estimé que ce bracelet électronique sera une mesure favorable aux libertés individuelles qui "contribue à la réinsertion sociale des détenus".

M. Derraj a réitéré que cette technique sera bientôt lancée. Il a affirmé que les procédures techniques ont été "complètement réalisées". Ces bracelets seront fabriqués à l'étranger, explique-t-il, tandis que des experts algériens se chargeront du développement de leurs bases de données et de leurs options.

Ce magistrat a rappelé que la base de données des empreintes génétiques est en préparation.

Cet outil permet aux services sécuritaires et judiciaires d'élucider des affaires de crimes en comparant les informations et données enregistrées avec les pièces à convictions tirées de la scène du crime.

LIRE AUSSI: Création prochaine d'un service central des empreintes génétiques

M. Derradj a aussi rappelé l'adoption prochaine d'une base de données biométriques, "afin de présenter un service public au citoyen et faciliter la reconnaissance des repris de justice dors de leur présentation devant les instances judiciaires".

Correction automatique des erreurs d'état-civil

Le membre de la commission nationale de modernisation du secteur de la justice a par la suite expliqué que plusieurs projets de modernisation de ce domaine-là sont actuellement en cours de réalisation. Il a souligné l'exploitation pour ce faire des technologies de l'information et de la communication (TIC).

L'état civil devrait aussi bénéficier de ces mesures, avec le "lancement prochain" d'un mécanisme permettant la correction automatique des documents. Cet outil sera destiné aux personnes nés à l'étranger, qui devront y bénéficier auprès des ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères.

Les citoyens algériens, résidents en Algérie ou à l'étranger, pourront aussi retirer et signer le casier judiciaire n° 3, le certificat de nationalité algérienne sur Internet, à travers une pré-inscription à une base de données dédiée à cet usage.

Le ministère de la Justice a ouvert des adresses électroniques (e-mail) sur son site pour répondre aux questions du citoyen. Ce service concerne la réception de documents dont le casier judiciaire no 3, la nationalité et les interrogations portant sur le domaine juridique et judiciaire, rajoute la même source.

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