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"Les réseaux sociaux ne seront pas bloqués en Algérie", rassure Mme. Feraoun

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Les réseaux sociaux, notamment Facebook, Viber et Skype, ne seront pas bloqués en Algérie, a affirmé lundi 09 mai la ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Imane-Houda Faraoun, relayé par l'APS.

La responsable du secteur, qui présentait un exposé devant la Commission des finances de l'APN, a affirmé que "le gouvernement algérien n'a jamais eu l'intention d'interdire les réseaux sociaux" car l'Algérie "est un pays démocratique".

Lors de son intervention, M. Feraoun a appelé les jeunes Algériens à créer des réseaux sociaux locaux. Elle a fait remarquer que Facebook, Viber ou Skype "vivent de la publicité", estimant que "la seule solution pour contrer ce type de réseaux est d'investir sur le patriotisme des jeunes algériens et leur dire de créer un forum national ou un Facebook algérien".

La ministre des TIC est aussi revenue sur le lancement prochain à la téléphonie mobile 4G cette année, Mme Faraoun a indiqué que cette technologie est un passage obligé, assurant que le passage de la 3G à la 4G "n'est pas un grand investissement en soi".

"C'est un petit investissement qui sera rapidement rentabilisé", a-t-elle estimé, relevant que "les opérateurs offriront certainement la 4G avec un prix un petit peu plus élevé que la 3G".

Revenant sur la convention signée entre l'opérateur public de la téléphonie mobile Mobilis et l'opérateur français Orange activant dans le secteur des TIC, elle a indiqué qu'"à aucun moment le ministère n'a été impliqué dans la décision".

"Moi-même, je l'ai appris par la presse. L'exécutif de Mobilis a toute latitude à gérer les questions commerciales. Ce n'est pas des questions sur lesquelles le ministère peut intervenir ni même l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT)", a-t-elle dit.

"Néanmoins, une fois l'annonce faite, nous avons demandé à l'ex-PDG de Mobilis des explications sur l'opportunité de cette convention. Ce qui est dommage, c'est qu'en aucun cas il n'a négocié des communications gratuites pour le client algérien alors que le groupe français a obtenu une gratuité totale des appels vers l'Algérie", a-t-elle regretté.

"J'ai des données chiffrées que je communiquerai prochainement à la Commission des finances de l'APN", a-t-elle encore ajouté.

La ministre a indiqué que "la convention, effective depuis octobre 2015, prévoit neuf mois de test", ajoutant qu'"au bout de ces neuf mois, nous déciderons de la maintenir ou non".

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