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La suspension de Michel Platini confirmée par le Tribunal arbitral du sport mais réduite de deux ans

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MICHEL PLATINI
Reuters
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C'était la dernière chance pour Michel Platini. Pour redevenir patron de l'UEFA et présider à ce titre l'Euro 2016 qui se jouera en France, il fallait que le Tribunal arbitral du sport annule la suspension prononcée à son encontre par le comité d'éthique de la Fifa en décembre dernier. En février, la justice interne de la Fifa avait réduit sa peine de huit à six ans mais elle lui empêche toujours de participer aux affaires footballistiques.

Après avoir entendu Platoche le 29 avril, l'instance judiciaire suprême du monde sportif a rendu sa décision lundi 9 mai. Elle est défavorable à l'ancien meneur de jeu des Bleus qui voit donc son avenir dans les institutions du football considérablement obscurci.

Certes, le TAS a réduit la suspension de 6 à 4 ans mais en le reconnaissant toujours coupable, elle le prive de l'Euro 2016 et pousse ainsi l'UEFA à organiser prochainement des élections pour choisir son successeur comme président. Ses avocats ont confirmé que Michel Platini allait formellement démissionner lors du prochain congrès organisé courant mai.

Absence de repentir et impact négatif sur la Fifa

Michel Platini avait été reconnu coupable par la justice interne de la Fifa de "conflit d'intérêt" et "gestion déloyale" pour avoir touché 1,8 million d'euros en 2011 de la part de Sepp Blatter pour un travail de conseiller du président de la Fifa.

Pour sa défense, le Français mettait en avant l'existence d'un accord oral avec le Suisse pour le versement de cette somme.

"Le paiement en faveur de Monsieur Platini n’avait aucune base juridique dans l’accord écrit signé par les deux officiels le 25 août 1999. La déclaration de Monsieur Platini quant à l’existence d’un accord oral n’a pas été jugée convaincante et a été rejetée par la chambre", justifiait fin 2015 la commission d'éthique qui empêchait du même coup le Français d'être candidat à la présidence de la Fifa.

Dans son jugement, le TAS ne fait pas exactement la même lecture. Il reconnaît la "validité" du contrat oral liant la Fifa à Michel Platini, pour 1,8 million d'euros, mais "n'est pas convaincu par la légitimité" de ce versement effectué en 2011, neuf ans après la fin de ce contrat.

En conséquence, le TAS explique que "une sanction sévère pouvait se justifier en raison des fonctions supérieures exercées par Michel Platini (Vice-président de la Fifa et Président de l’UEFA), l’absence de repentir et l’impact qu’a eu cette affaire sur la réputation de la FIFA". La juridiction le reconnait coupable de conflit d'intérêt mais pas de gestion déloyale comme l'avait dit la Fifa.

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