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Lutte contre le SIDA: les résultats obtenus par l'Algérie particulièrement encourageants

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Les résultats obtenus par l'Algérie en matière de lutte contre le VIH-SIDA sont "particulièrement encourageants" dans une région où le taux de couverture est "le plus bas", selon un rapport de l'ONUSIDA publié le 6 mai.

"Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, seuls 14% des adultes ont reçu un traitement, soit le taux de couverture le plus bas. Cependant, l'Algérie et Oman ont démontré que des taux élevés de couverture sont possibles dans la région", souligne le rapport de l'ONUSIDA.

"Ces taux sont élevés malgré les crises affligeant la région, humanitaires et autres, les objectifs ambitieux de la Stratégie arabe de lutte contre le sida (2014-2020) sont particulièrement encourageants", est-il encore précisé dans le document.

La même source a relevé que 22 millions de personnes touchées par le VIH de par le monde n'ont pas accès aux traitements anti-rétroviraux, relevant qu'en 2014, la couverture du traitement chez les enfants a été "déplorablement faible".

Seuls 54% des enfants en Amérique latine et 15% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont eu accès à un traitement. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, seuls 14% des adultes ont reçu un traitement, soit le taux de couverture le plus bas, selon le rapport.

On précise aussi, qu'entre 2010 et 2014, le nombre de personnes nouvellement infectées en Europe orientale et en Asie centrale a augmenté de 30%, en grande partie parmi les consommateurs de drogues injectables.

Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, "les nouveaux cas d'infection apparaissent essentiellement chez les travailleurs du sexe et les consommateurs de drogues injectables", selon l'ONU-SIDA, faisant observer que ce sont "les deux seules régions du monde à avoir vu le nombre de nouvelles infections à VIH augmenter depuis 2000".

Le même rapport estime le nombre de nouvelles affections en Algérie à 1000.

Pour l'ONU, les cinq prochaines années représentent une "occasion unique, mais fragile de renverser la tendance", relevant à cet effet que "malgré les progrès réalisés, si nous acceptons le statu quo l'épidémie reprendra de plus belle dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire, les cas d'infection à VIH et les décès liés à des maladies associées au sida seront plus nombreux en 2030 qu'en 2015 et le coût des traitements s'envolera".

Aujourd'hui, "il est possible de mettre fin à la menace de santé publique qu'est l'épidémie de sida d'ici à 2030, à condition d'accélérer la riposte en adoptant des objectifs ambitieux pour 2020 et en intensifiant nos investissements dès le départ", est-il encore recommandé dans le document de l'ONU-SIDA.

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