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De Tunis, le chef de la diplomatie italienne invite les acteurs régionaux et internationaux à soutenir "le processus de stabilisation" en Libye

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PAOLO GENTILONI
A member of the Presidential Council of Government of National Accord, Ahmed Maiteeq (L) and Italian Foreign Minister Paolo Gentiloni (C) hold a joint news conference in Tripoli, Libya, April 12, 2016. REUTERS/Ismail Zitouny | Ismail Zetouni / Reuters
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LIBYE - Une réunion sur la Libye se tiendra le 16 mai à Vienne en présence "des principaux acteurs" régionaux et internationaux, dans le but de soutenir "le processus de stabilisation", a indiqué lundi à Tunis la diplomatie italienne.

Lors d'une déclaration à la presse, le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, a affirmé avoir invité la Tunisie à participer "à la rencontre que nous ferons à Vienne, entre ministres des Affaires étrangères des pays les plus importants de la région, ainsi que des (...) principaux acteurs internationaux".

"Un effort commun est nécessaire pour aider le processus de stabilisation en Libye", a poursuivi le ministre italien, notant avoir remis cette invitation en son nom et en celui du secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Cette réunion aura lieu le 16 mai, soit lundi prochain, a dans la foulée précisé la délégation italienne devant la presse.

Fin 2015, l'ancienne puissance coloniale de la Libye avait accueilli à Rome une réunion internationale axée sur un règlement politique de la crise libyenne.

Interrogé par l'AFP, le ministère tunisien des Affaires étrangères a confirmé cette date du 16 mai, tout en précisant ne pas avoir encore donné de réponse à l'invitation.

Pays voisin de la Tunisie, la Libye est livrée aux milices armées depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011. Depuis fin mars, le gouvernement d'union dirigé par Fayez al-Sarraj et soutenu par l'ONU tente d'asseoir son autorité.

Mais dans l'est du pays, une autorité parallèle est encore en place avec des forces armées qui lui sont loyales, notamment sous le commandement du général Khalifa Haftar.

Ce chaos a permis à l'organisation extrémiste Etat islamique (EI) de s'implanter dans le pays.

"La Tunisie et l'Italie sont très intéressées, pour des raisons historiques, politiques et géographiques, par la résolution de la crise
libyenne. (...) Nous avons un point de vue commun, c'est le soutien au gouvernement présidé par (Fayez al) Sarraj", a encore relevé Paolo Gentiloni, en présence de son homologue tunisien Khemaies Jhinaoui.

Le diplomate italien a aussi évoqué la "lutte commune" de Rome et Tunis contre l'EI. Elle "comprend le contrôle des frontières et une collaboration à tous les niveaux afin de garantir la défaite de la menace terroriste", a-t-il fait valoir.

Alors que l'Italie est le 2e partenaire européen de la Tunisie "avec plus de cinq milliards d'euros d'échanges" commerciaux, M. Gentiloni, qui était accompagné d'une délégation d'entrepreneurs, a par ailleurs insisté sur le fait que son pays croyait au potentiel du "marché tunisien".

Si elle a réussi la transition politique née de la révolution de 2011, la Tunisie ne parvient pas à relancer son économie, et cherche notamment à attirer davantage d'investisseurs étrangers.

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