Huffpost Maroc mg

Al Badil Addimocrati voit le jour, Ali El Yazghi élu à sa tête

Publication: Mis à jour:
BADIL
Al Badil Addimocrati voit le jour, Ali El Yazghi élu à sa tête | Aic Press
Imprimer

VIE PARTISANE - "La confiance en le peuple est l'alternative". C'est le slogan du congrès constitution du Parti alternative démocratique, qui s'est tenu samedi 7 mai au théâtre Abderrahim Bouabid, à Mohammedia. Le choix du lieu "a une portée symbolique. Abderrahim Bouabid est l'une des grandes figures de la gauche marocaine, et nous nous revendiquons de son école", comme l'a déclaré, précédemment, le coordinateur national du parti Ali El Yazghi au HuffPost Maroc.

S’exprimant au nom du comité d’organisation lors de la séance d'ouverture du congrès, Ali Yazghi a évoqué les étapes franchies durant ces derniers mois pour préparer ce congrès constitutif, qui a réuni quelque 2.000 personnes, selon les chiffres avancés par le parti.

"La création d'Al Badil s’inscrit dans le cadre de la mise en place d'un mouvement de gauche ouvert sur toutes les potentialités de la société", a déclaré El Yazghi, ajoutant que "ce projet politique a pour objectif de créer un pôle de gauche capable de présenter un nouveau projet politique fondé sur la justice sociale, la souveraineté de la nation et la dignité du citoyen."

Lors du congrès, qui a vu la présence de personnalités de plusieurs partis politiques, dont Lahcen Daoudi, du Parti de la justice et du développement (PJD), Karim Taj, du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Abderrahman Azzouzi, ex-secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT), les instances dirigeantes du parti ont été désignées vers 21H.

Approche consensuelle

Sans surprise, Ali El Yazghi a été désigné coordinateur national du parti. Désigné, non élu: c'est le comité de consensus du parti qui, entre autres, a défini l'architecture du parti, et a validé les documents politique et juridique d'Al Badil, qui a désigné le coordinateur national.

Par la suite, il a été procédé à la désignation, par le même comité, des membres du forum national et du bureau national. Là encore, "l'approche consensuelle" a été adoptée, et n'a pas manqué de faire des mécontents. S'ils n'ont pas ouvertement dénoncé le mode de sélection de ceux qui siégeront dans les instances dirigeantes, certains membres du parti n'ont pas caché leur déception quant à cela. D'autres ont jugé nécessaire l'adoption de ce mode de désignation pour stabiliser le parti naissant.

Le poids des absents

Parmi les absences qui ne sont pas inaperçues, celle de Mohamed El Yazghi. Celui que certains dissidents d'Al Badil n'hésitent pas à décrire comme "le machinateur en chef d'Al Badil", qui aurait, selon eux, "porté son fils à la direction du parti", n'était pas présent. Une absence fortuite, ou destinée à taire les rumeurs sur le rôle prépondérant qu'il joue au sein du parti?

D'autres absences étaient plus prévisibles. Celle de Abdelali Doumou, l'un des anciens chefs de file du courant Ouverture et démocratie, qui a donné naissance au Parti alternative démocratique; celle de Tarik Kabbage, ancien maire d'Agadir, autrefois pressenti pour diriger le parti. Les deux ont quitté la formation naissante, quelques semaines avant le congrès constitutif, suite à des désaccords qu'ils ont eus avec des membres d'Al Badil. Avec le Parti alternative démocratique, 36e parti du Maroc, le royaume dispose désormais d'un parti politique pour chaque 950.000 habitants.

LIRE AUSSI: Al Badil Addimocrati sera un parti sans zaïm politique