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Le vote du projet de loi sur les petites bonnes aura lieu lundi

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PETITES BONNES
Petites bonnes: le projet de loi sera voté lundi | DR
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PARLEMENT - Après plusieurs reports, le vote du projet de loi relative aux employé(e)s domestiques, communément appelées "petites bonnes", a été programmé à la commission des Secteurs sociaux pour le lundi 9 mai.

Programmé, puis reporté à maintes reprises, ce projet de loi, qui cristallise les divergences, a été au centre d'un bras de fer entre le Parti de la justice et du développement (PJD), des parlementaires progressistes de la majorité, ainsi que les groupes de l'opposition. L'un des principaux désaccords concerne l'âge minimum du travail domestique. Tandis que l'opposition, ainsi que des parlementaires de la majorité, du Parti du progrès et du socialisme (PPS) notamment, souhaitent le relever à 18 ans, le Parti de la justice et du développement (PJD), lui, veut l'abaisser à 16 ans.

De leur côté, les associations engagées pour que l'âge minimum du travail domestique soit relevé à 18 ans craignent une défection des députés de l'opposition lors de la séance du vote. Car malgré leur engagement pour la cause, les parlementaires peuvent s'absenter le jour J, comme ce fut le cas lors du vote du projet de loi sur l'Autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination (APALD), qui a été voté à 10 voix pour et seulement 2 contre.

Le CNDH, l'UNICEF et le CESE contre l'abaissement à 16 ans

Le projet de loi inclut, certes, des dispositions imposant aux employeurs de se charger d'un examen médical semestriel en faveur des travailleuses et des travailleurs mineurs; d'interdire le travail de nuit; de ne pas les soumettre à des travaux éprouvants; de disposer, d'abord, d'une autorisation écrite des tuteurs les autorisant à travailler.

Mais, et le Conseil national des droits de l'homme (CNDH) --qui considère que "la nature et les conditions dans lesquelles s’exerce le travail domestique, au moins dans le contexte marocain, sont susceptibles de nuire à la santé, à la sécurité ou à la moralité de l’enfant"-- et le Conseil économique, social et environnemental (CESE), ainsi que plusieurs ONG, dont le Collectif associatif pour l’éradication du travail des petites bonnes, estiment que les dispositions du texte tel qu'amendé sont insuffisantes pour protéger les travailleuses et les travailleurs mineurs, et ont demandé de relever l’âge minimum du travail domestique à 18 ans.

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a, de son côté, saisi le parlement et le gouvernement pour demander de relever l'âge minimum prévu dans le projet de loi sur les travailleurs domestiques à 18 ans.

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