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Syrie: la vie reprend à Alep avec la nouvelle trêve

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AFP
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La trêve négociée par Washington et Moscou que le régime syrien s'est engagé à respecter semblait tenir jeudi dans la ville d'Alep (nord) où la vie a repris son cours, a constaté un correspondant de l'AFP.

Un calme régnait sur les quartiers est de la deuxième ville du pays, divisée depuis 2012 en secteurs rebelles et prorégime, et aucun raid aérien n'était à signaler depuis l'annonce à 00H01 jeudi (22H01 GMT mercredi) de l'entrée en vigueur de ce cessez-le-feu de 48 heures.

De nombreux commerçants ont rouvert leur magasins après avoir été contraints de les fermer pendant plusieurs jours à cause de l'intensité des bombardements sur la ville. Les marchés de fruits et légumes, dont l'un avait été visé par des raids qui ont fait 12 morts le 24 avril, ont également rempli leurs étalages.

Le calme et l'annonce de la trêve mercredi a encouragé les habitants à redescendre dans les rues et à reprendre leurs activités, a constaté le correspondant de l'AFP.

Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane a confirmé l'absence de bombardements, informant toutefois de la mort d'un civil dans un bombardement rebelle sur les quartiers ouest contrôlés par les forces du régime quelques minutes seulement après l'entrée en vigueur de la trêve dans la nuit.

Un leader du groupe rebelle Jaich al-Islam à Alep Ahmad Sanada a assuré que l'influent groupe d'inspiration salafiste allait respecter la trêve.

"Nous sommes en faveur de toute initiative qui apaise la souffrance des civils et épargne leur sang et nous respecterons" la trêve, a-t-il affirmé à l'AFP, en déplorant toutefois que "le régime, cinq ans après la révolution, n'est en mesure de respecter aucune trêve ou cessez-le-feu".

Les Etats-Unis et la Russie avaient annoncé mercredi soir l'entrée en vigueur d'une trêve à Alep jeudi et vendredi après que le cessez-le-feu du 27 février a volé en éclats dans la ville septentrionale avec la reprise des hostilités qui ont fait 285 morts depuis le 22 avril.

Déclenché en mars 2011 par la répression sanglante de manifestations réclamant la démocratie, le conflit s'est transformé en une guerre impliquant une multitude d'acteurs, syriens et étrangers. Il a fait plus de 270.000 morts, poussé à la fuite plus de la moitié de la population et provoqué un désastre humanitaire.

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