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Avec Volumes fugitifs, Faouzi Laatiris et ses disciples font leur entrée au MMVI (PHOTOS)

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ART - "Volumes fugitifs. Faouzi Laatiris et l'Institut national des beaux-arts de Tétouan marque une étape fondatrice du programme tourné vers la création actuelle du musée Mohammed VI d'Art Moderne et Contemporain. Quelle meilleure manière de nous engager sur cette voie sinon avec une exposition et un ouvrage centrés sur les notions de transmission, de pédagogie artistique, d'éducation du regard !", confie Mehdi Qotbi, le président de la Fondation nationale des musées, tout sourire, avant d'aller accueillir les nombreuses personnes venues assister au vernissage de la carte blanche accordée à Faouzi Laatiris au sous-sol du Musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain (MMVI).

Pour ce faire, l'artiste contemporain tétouanais a choisi de s'entourer de ses étudiants à l’Institut national des beaux-arts de Tétouan (considéré comme le berceau des créateurs marocains depuis 1945), dont certains sont devenus depuis des artistes confirmés, pour une exposition collective où l'installation est le maître mot.

Dans Volumes fugitifs, Mohamed Arejdal, Mustapha Akrim, Khalid El-Bastrioui, Safaad Erruas, Mohssin Harraki, Etayeb Nadif, Mohamed Larbi Rahhali, Younes Rahmoun et Batoul S'himi ont répondu à l'appel du maître pour exposer ce qui peut résumer la création contemporaine tétouanaise d'aujourd'hui. Ces neuf noms sont tous passés par l'atelier Volume et installation fondé par Laatiris en 1992.

Pour Morad Montazami, le curateur de l'exposition "​Volumes fugitifs se veut un repère dans l'histoire contemporaine en re​-​situant l'importance de L'Institut national des beaux-arts de Tétouan pour plusieurs générations d'artistes et surtout en révélant la créativité hors norme de Faouzi Laatiris, figure hors-système et pourtant emblématique d'un renouveau discret et permanent​". Volumes fugitifs est également un ambitieux ouvrage co-édité par la Fondation nationale des musées et Kulte éditions.

Parmi les oeuvres exposées, on retient notamment celles de Batoul S'himi, qui a travaillé sur les épices comme sur les bonbonnes de gaz, le musée des ouvriers de Mohsin Harraki, véritable musée dans le musée qui s'intéresse aux objets utilisés par les ouvriers mais également Mohamed Arejdal. Pour ces trois jeunes artistes, ce n'est pas leur première entrée au musée vu qu'ils ont tous les trois participé à "100 ans de création au Maroc", l'exposition inaugurale du MMVI en 2014.

  • Mathieu Albertelli/HuffPost Maroc
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Vivant entre Martil et Tétouan, Laatiris est devenu au fil des années l'un des acteurs les plus importants de la scène contemporaine marocaine. D'abord en enseignant à l'Ecole des beaux-arts de Tétouan, puis en fondant en 2005 l'espace 150*295 à Martil. Son oeuvre est caractérisée par ses volumes audacieux, qui enveloppent le spectateur. L'amateur des oeuvres de Laatiris ne se contente pas d'observer les oeuvres de l'artiste, il en fait partie.

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