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Devant le tribunal de Bir Mourad Raïs: "Nous sommes tous El Khabar "

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EL KHABAR MANIF
Manifestation devant le tribunal de Bir Mourad Raïs | Nejma Rondeleux
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"Nous tenions à organiser un sit-in pour dire qu’El Khabar ne cèdera jamais et que les Algériens ne cèderont pas" témoigne, coincée au milieu de la foule, Soraya Bourouila, journaliste au quotidien El Khabar.

Comme elle, une centaine de journalistes et personnels du groupe El Khabar – qui rassemble un quotidien, un journal sportif et la chaîne de télévision KBC – mais aussi des confrères d’autres médias indépendants, se sont rassemblés dès 10 heures devant le tribunal administratif de Bir Mourad Raïs, à Alger, qui examinait, ce mercredi 4 mai, l’affaire du ministère de la Communication contre le rachat d’El Khabar par Ness Prod, filiale du groupe Cevital de l’homme d’affaire Issad Rebrab.

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"Nous avons passé la décennie noire à lutter contre tous les coups bas contre la presse indépendante et toutes formes de corruption, ce n’est pas en 2016 que nous allons arrêter", poursuit la journaliste de 38 ans dont 17 passés au sein du quotidien El Khabar. "Et inch’allah, nous obtiendrons gain de cause au procès".

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A quelques mètres d’elle, son confrère de la chaîne KBC, Houili Riad, est lui aussi venu apporter son soutien à son média et dénoncer une "procédure politique qui menace la liberté d’expression". Moins optimiste que sa collègue, il craint une annulation de la transaction.

Des soutiens extérieurs

Les journalistes et personnels d’El Khabar n’étaient pas seuls à exprimer leur colère contre l’action en justice intentée à El Khabar par le gouvernement. Plusieurs journalistes de différents titres de la presse indépendante, menacés eux-aussi par le pouvoir, se sont joints au sit-in à l’image de Hadda Hazem, fondatrice et directrice du quotidien El Fadjr ou de Hmida Ayachi, fondateur de Algérie news qui a cessé de paraitre en 2014 à cause de dettes chez l’imprimeur.

Ancien d’El Khabar, Hmida Ayachi est venu avec une pancarte "We are all El Khabar" (Nous sommes tous El Khabar). "Nous sommes tous les titres qui ont été obligés de disparaître de la scène médiatique", a déclaré le journaliste et homme de théâtre.
"Il est important de soutenir de manière active El Khabar car à travers son procès, c’est la diversité et la liberté d’expression en Algérie qui sont menacées".

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