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Le Maroc lance sa stratégie de lutte contre la corruption

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BENKIRANE MOUBDIE
Le Maroc lance sa stratégie de lutte contre la corruption | Hespress
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CORRUPTION - Au moment où le Maroc est épinglé par Transparency International qui vient de mettre en lumière son niveau élevé de corruption, voilà qu'il lance officiellement sa stratégie de lutte contre la corruption.

Ce mardi 3 mai à Rabat, le coup d'envoi a été donné par la signature du cadre contractuel de dix programmes qui comprennent 239 projets entre les secteurs et les instances concernés.

Lors d’une cérémonie présidée par le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane et le ministre chargé de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Mohamed Moubdi, dix conventions relatives au programme d'amélioration des services aux citoyens ont été signées.

Il s'agit également du programme de l'Administration électronique dont la coordination est assurée par le ministre de l'industrie, des programmes d'éthique et déontologie, de transparence et d'accès à l'information que coordonne le ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration ainsi que du programme de commande publique et de contrôle et reddition des comptes dont la coordination est confiée au ministre de l'économie et des finances.

Objectif? Une administration plus intègre mais aussi un assainissement radical des secteurs les plus touchés.

Pour ce faire, la stratégie sera déployée en trois phases: une première qui s'étend jusqu'à 2016 avec un budget de 840 millions de dirhams, une deuxième, de 2017 à 2020 qui devrait mobiliser 937 millions et une dernière qui nécessitera 18 millions de dirhams entre 2021 et 2025. En tout, 1,8 milliard de dirhams étalés sur dix ans, soit une moyenne annuelle de 180 millions de dirhams.

En décembre 2015, la commission chargée de superviser la stratégie nationale de lutte contre la corruption du Maroc avait adopté la version finale du projet visant à éradiquer ce fléau qui gangrène les administrations marocaines.

Et pour cause, le Maroc fait partie des pays de la région MENA (Moyen-Orient-Afrique du Nord) les plus corrompus. Entre 2014 et 2015, près d'un Marocain sur deux (48%) aurait donné au moins une fois un bakchich en échange d'un service public, selon une enquête de Transparency rendue publique ce mardi.

En 2015, le 21e rapport annuel de cette même ONG sur l’indice de perception de la corruption dans le monde avait placé le Maroc à la 88e place sur les 168 pays concernés par l'étude.

Pourtant, les initiatives pour mettre fin à la corruption se sont multipliées ces dernières années: mise en place d'un numéro vert pour dénoncer les actes de corruption, présentation devant la justice des dossiers pointant cette pratique par le Cour des comptes ou encore proposition d'une nouvelle loi encadrant l'Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption.

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