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Le policier espagnol qui a tué un Marocain est soupçonné d'être un néo-nazi

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Le policier espagnol qui a tué un Marocain est soupçonné d'être un néo-nazi | ABC
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ESPAGNE - Une semaine après les faits, le meurtre d'un Marocain par un policier espagnol suite à un accident de la route continue de secouer l'opinion de l'autre côté du détroit de Gibraltar.

La presse espagnole annonce ce lundi que Ángel Luis Viana, le policier en question âgé de 31 ans, serait soupçonné d'avoir des liens avec des groupes néo-nazis. C'est ce que laissent croire les données récupérées sur son téléphone portable ainsi que son ordinateur suite à une perquisition à son domicile.

Le site d'informations ABC écrit de son côté que M. Viana participait à des réunions avec des sympathisants d'extrême-droite dans un magasin d'équipement militaire situé à Madrid.

Pour rappel, le policier a tué le Marocain Younes S. lundi 25 avril au petit matin après que les deux ont été impliqués dans un accident de la circulation sur une autoroute située dans la région de la capitale espagnole. Un accrochage qui a vraisemblablement été provoqué par le policier, selon les premiers résultats de l'enquête.

L'accusé avait fait feu plus d'une dizaine de fois avec son arme de service, un beretta, mettant ainsi le Marocain à terre alors que ce dernier se dirigeait vers lui. Selon des témoins, il lui aurait de plus tiré une balle dans la tête après s'être approché de son corps.

Quelques jours après l'incident, on apprenait que le policier, contrôlé positif au cannabis au moment des faits, pensait que la victime était un djihadiste: "C'est un effet de sa folie, il était convaincu qu'il menait une guerre contre le jihadisme et que tous les arabes étaient jihadistes", avait indiqué son avocat. "Ses fonctions psychologiques étaient sérieusement affectées".

Ces révélations sur les penchants politiques de l'accusé, si elles venaient à se confirmer, pourraient donc appuyer l'hypothèse d'un crime raciste, ce qu'affirme déjà les proches du défunt. Une phrase lourde de sens lâchée par le M. Viana à ses collègues au moment de son arrestation pourrait également faire pencher l'enquête dans ce sens: "Avant que l'un d'entre eux nous explose avec une bombe, c'est moi qui l'explose".

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