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Rachat du groupe El Khabar: "c'est une affaire commerciale, la justice décidera de sa conformité", a indiqué Grine

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Après avoir introduit mercredi une action en référé auprès du tribunal de Bir Mourad Raïs pour annuler le rachat du groupe El Khabar, en faisant valoir l'article 25 du code de l’Information, Hamid Grine, ministre de la Communication, a indiqué jeudi 28 avril que ce rachat est "une affaire purement commerciale et la justice décidera de la conformité de cette transaction".

Le ministre a indiqué que la "loi de la République est au-dessus de tout le monde et que dans cette affaire, le dernier mot reviendra à la justice".

Il a ainsi fait référence au code de l'information hier lors d’une conférence consacrée à l’évaluation de la couverture médiatique de "Constantine, capitale 2015 de la culture arabe", en expliquant attendre le verdict de la justice.

Hamid Grine a surtout affirmé lors de la même conférence avoir introduit cette action en référé "sans passion et sans émotion", autrement dit, sans viser personnellement Issad Rebrab ou le quotidien arabophone El Khabar.

L'article 25 du Code de l'information de 2012 stipule qu'"une même personne morale de droit algérien ne peut posséder, contrôler ou diriger qu'une seule publication périodique d'information générale de même périodicité éditée en Algérie".

En réaction aux accusations de Grine, El Khabar avait expliqué jeudi que le quotidien Liberté Algérie, que le même ministère attribue à M. Rebrab , appartient "en réalité à une société à responsabilité limitée" (SAEC) dans laquelle l'homme d'affaires est associé mais qui n'a aucune relation avec le groupe Cevital.

Le même journal a fait remarquer le quotidien, "la société Nesprod, qui détient des actions avec 6 autres actionnaires à SPA Al Khabar, n'édite aucun autre média". M. Rebrab participe ainsi dans le capital de la SAEC en tant que personne physique, en tant qu'associé.

L'article 25 ou 17 ?

Selon la même source, M. Grine, après savoir fait valoir l'article 25, a estimé que le rachat du groupe El Khabar est illégal en vertu de l'article 17 du même code. Dans un entretien à El Khabar, Hakim Bouchicha, responsable des questions juridiques auprès de Cevital, a expliqué que cet article ne concerne pas cette transaction.

Ce responsable a ainsi réexpliqué que l'opération de cession d'actions n'est pas concernée par cet article, qui touche notamment les entrées dans le capital d'un média ou sa vente.

L'industriel algérien Issad Rebrab, faut-il le rappeler, a acquis le groupe de presse El Khabar pour un montant supérieur à 400 milliards de centimes en début du mois d'avril.

El Khabar possède, un des principaux quotidiens algériens, si ce n'est le plus important, la chaîne de télévision KBC, une imprimerie et une société de diffusion en partenariat avec le quotidien francophone El Watan.

Créé en 1990 par 18 journalistes, le quotidien El Khabar a longtemps dominé le paysage médiatique arabophone. Après les révoltes qui ont secoué la zone arabe en 2011, l'Etat a autorisé des chaînes privées à s'installer bien qu'elles restent toujours toutes de droit étranger.

LIRE AUSSI: El Khabar et Cevital réagissent aux accusations de Hamid Grine

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