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El Khabar et Cevital réagissent aux accusations de Hamid Grine

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EL KHABAR
A pressman checks newly printed Al Khabar newspapers for printing errors at the printing presses owned by Algeria's Al Khabar and El Watan newspapers in Algiers September 20, 2010. REUTERS/Zohra Bensemra (ALGERIA - Tags: MEDIA) | Zohra Bensemra / Reuters
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La direction du quotidien El Khabar et le groupe Cevital ont réagi ce jeudi matin à l'introduction par le ministre de la Communication, Hamid Grine d'une action en référé auprès du tribunal de Bir Mourad Raïs pour faire annuler le rachat de ce groupe de presse.

Le quotidien a dénoncé la tentative du ministère de tromper l'opinion publique, tandis que le groupe Cevital a réitéré dans un communiqué la transparence mais surtout sa "sérénité" quant à la légalité d'acquisition de ce groupe.

La direction du journal a reçu ce mercredi 27 avril une convocation de la part de la Cour d'Alger pour "annuler la cession des actions de SPA Al Khabar mais également "la vente de la chaîne KBC" à Issad Rebrab", pour "violation"de la réglementation des médias.

Cette affaire est programmée pour la prochaine session du 02 mai prochain, a rajouté la même source.

La direction du quotidien El Khabar a également été invitée par le représentant du ministère de la Communication de se rapprocher de cette structure dans le but de "régler cette affaire", considérant cette transaction "nulle".

"Étonnement"

Dans un communiqué, la direction de ce journal a exprimé son étonnement quant à cette action en référé auprès du tribunal de Bir Mourad Raïs initiée par Hamid Grine. El Khabar a ainsi réfuté la thèse avancée par le ministère, selon laquelle cette transaction a été effectuée entre cette société par actions et Issad Rebrab, est "sans fondement".

"Il s'agit en réalité d'une cession d'actions de la part d'une partie des actionnaires au profit d'une personne morale, la société "Nesprod", filiale du Groupe Cevital.

La même source a expliqué que le quotidien Liberté Algérie, que le même ministère attribue à M. Rebrab , appartient "en réalité à une société à responsabilité limitée" (SAEC) dans laquelle l'homme d'affaires est associé mais qui n'a aucune relation avec le groupe Cevital.

Le département de Hamid Grine aurait fait valoir l’article 25 du code de l’Information pour exiger l’annulation de cette transaction. "Une même personne morale de droit algérien ne peut posséder, contrôler ou diriger qu’une seule publication périodique d’information générale de même périodicité éditée en Algérie", stipule l'article susdit.

Toutefois, fait remarquer le quotidien, "la société Nesprod, qui détient des actions avec 6 autres actionnaires à SPA Al Khabar, n'édite aucun autre média". M. Rebrab participe ainsi dans le capital de la SAEC en tant que personne physique, en tant qu'associé.

Dans le même communiqué, El Khabar a ainsi dénoncé "la tentative du ministère de tromper l'opinion publique" sur la manière dont cette transaction a été effectuée entre les deux parties.

Le groupe Cevital "serein"

De son coté, le groupe Cevital a indiqué être "serein quant aux conditions et la légalité dans lesquelles la cession des actions par une partie des actionnaires de SPA Al Khabar a été réalisée au profit de Nesprod".

Le groupe a ainsi réitéré que cette transaction a été réalisée dans le "strict respect des lois et de la réglementation". Il a ensuite rappelé que NesProd, une personne morale, ne détient ni édite aucun organe de presse.

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L'industriel algérien Issad Rebrab, faut-il le rappeler, a acquis le groupe de presse El-Khabar pour un montant supérieur à 400 milliards de centimes en début du mois d'avril.

El Khabar possède, un des principaux quotidiens algériens, si ce n'est le plus important, la chaîne de télévision KBC, une imprimerie et une société de diffusion en partenariat avec le quotidien francophone El Watan.

Créé en 1990 par 18 journalistes, le quotidien El Khabar a longtemps dominé le paysage médiatique arabophone. Après les révoltes qui ont secoué la zone arabe en 2011, l'Etat a autorisé des chaînes privées à s'installer bien qu'elles restent toujours toutes de droit étranger..

Le ministre de la Communication avait déclaré lundi dernier que son département "allait regarder la loi pour voir si ce rachat est légal ou pas". Son département ministériel a fini par par s'opposer à la transaction.

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