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"Super mardi" des primaires: Clinton et Trump se rapprochent du but

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Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump, le 14 janvier 2016, et la candidate à l'investure démocrate Hillary Clinton, le 4 février 2016 | AFP
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Cinq Etats ont commencé à voter mardi pour les primaires pour la présidentielle américaine où Hillary Clinton espère définitivement prendre le large chez les démocrates et Donald Trump endiguer la contre-offensive de ses poursuivants républicains.

Les premiers bureaux de vote ont ouvert à 06H00 (10H00 GMT) dans le Connecticut et des millions d'Américains vont aussi se rendre aux urnes dans le Delaware, le Maryland, le Rhode Island et en Pennsylvanie. Toutefois, aucun des deux favoris ne peut mathématiquement atteindre mardi la majorité requise de délégués pour l'investiture de leur parti.

Mais le grand nombre de délégués en jeu devrait les rapprocher de leur but, surtout Hillary Clinton qui a déjà une avance quasi-insurmontable sur son rival, le sénateur Bernie Sanders.

Selon les derniers sondages, Hillary Clinton est très bien placée dans les deux plus grands Etats, la Pennsylvanie et le Maryland. Tous les bureaux de vote ferment à 20H00 (00H00 GMT).

Chez les républicains, Donald Trump devrait s'imposer dans les cinq Etats. Mais pour lui l'important n'est pas seulement de gagner les primaires restantes: il lui faut s'imposer avec un très fort pourcentage. Il a besoin de rafler 58% des délégués encore en jeu pour ravir l'investiture de façon incontestable (il a aujourd'hui 846 délégués et doit atteindre la majorité absolue de 1.237).

Toute la stratégie des deux autres candidats est de l'arrêter avant cette barre fatidique, afin de provoquer un événement jamais vu depuis 40 ans: une convention d'investiture "ouverte" ou "disputée", lors de laquelle les délégués devront voter, autant de fois que nécessaire, afin de dégager une majorité absolue. La convention républicaine aura lieu à Cleveland en juillet.

Désireux de ne plus diviser les voix des républicains opposés à Donald Trump, Ted Cruz et John Kasich ont révélé dimanche un pacte de non agression dans trois Etats qui voteront plus tard, dont l'Indiana (3 mai) où John Kasich ne fera pas campagne afin de doper les chances de Ted Cruz.

L'annonce de cette alliance a fait rugir le camp Trump, qui dénonce une collusion.

"En affaires ou en bourse, si vous êtes pris pour des faits de collusion, vous finissez en prison, mais pas en politique, parce que le système est truqué", a lancé Donald Trump lors d'un meeting à Warwick, dans le Rhode Island. "Ça nous montre qu'ils sont faibles et pathétiques".

Hillary Clinton proche du but

Mais les républicains justifient leur partenariat en disant aux conservateurs qu'une investiture de Donald Trump garantirait l'élection en novembre de Hillary Clinton à la présidence, l'investiture démocrate de celle-ci ne faisant à leurs yeux aucun doute.

Bernie Sanders, après une extraordinaire campagne qu'il avait commencée avec une notoriété quasi-nulle, a engrangé une série de victoires en mars et avril, mobilisant des centaines de milliers de personnes dans d'immenses meetings.

Son message anti-système, anti-Wall Street et très à gauche a séduit la jeunesse démocrate et soumis Hillary Clinton à un examen plus rigoureux qu'elle ne l'imaginait il y a un an en lançant sa candidature. Mais le gros de l'électorat démocrate et la grande majorité des Noirs et Hispaniques se sont rangés derrière celle qui pourrait devenir la première femme présidente des Etats-Unis.

Elle a 1.452 délégués (contre 1.199 à M. Sanders), sans compter environ 500 "super délégués" (élus et responsables du parti) qui lui sont favorables, selon CNN. La majorité requise est de 2.383.

"Si nous voulons gagner l'investiture pour Hillary une bonne fois pour toutes, nous avons besoin d'une grosse victoire" mardi, a écrit Robby Mook, son directeur de campagne, dans un message de levée de fonds.

Son défi consiste désormais à rassembler le camp démocrate, comme Barack Obama avait dû le faire à l'issue des éprouvantes primaires de 2008.

Cependant, même mal engagé, Bernie Sanders ne se considère pas encore vaincu, rappelant que selon les sondages il ferait mieux que Mme Clinton contre n'importe quel candidat républicain à l'élection générale. "Je compte faire tout ce que je peux, si je ne suis pas le candidat démocrate retenu, pour être sûr qu'un républicain ne siègera pas à la Maison Blanche, mais pour le moment on va se battre jusqu'à la convention de Philadelphie et on va remporter autant de délégués que possible", a-t-il encore dit mardi matin sur ABC.

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