Tunisie: "Parfum de printemps" de Farid Boughedir sélectionné au Festival International du film de Washington

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Encore un film tunisien sélectionné dans un festival international après "Nhebek Hédi" de Mohamed Attia ou "À peine j'ouvre les yeux" de Leila Bouzid.

"Parfum de printemps" du réalisateur tunisien Farid Boughedir vient se rajouter la longue liste de films tunisiens projetés lors de festivals internationaux. Retenu parmi la sélection officielle de l'édition 2016 du Festival International du film de Washington (FilmFest DC) -festival du cinéma indépendant- il sera projeté sous la thématique "Comédies morts-de-rire" au côté du film français "21 nuits avec Pattie" ou encore du film belge "Belgian rhapsody".

Le film sera projeté lors de la 30ème édition du festival qui se tiendra du 14 au 24 avril prochain avec un titre traduit en anglais: "Sweet Smell of spring".

"Parfum de printemps" retrace la vie de "Zizou" sur fond des chamboulements politiques du 14 janvier 2011.

"Zizou" est une jeune homme, diplômé, qui débarque de son village à Tunis à la recherche d'un emploi dans une période de trouble politique lié à la révolution. La vie du jeune homme, à l'image du contexte politique, est bouleversée: découverte de soi, de Tunis, de l'amour. Le jeune homme s'improvise installateur de paraboles, un métier qui lui a permis de côtoyer la société tunisienne dans sa diversité.

La révolution, une source inépuisable d’inspiration? Manifestement, pour le réalisateur du film Farid Boughedir qui était, il n'y a pas si longtemps, juste avant le 14 janvier, président de la commission nationale pour le cinéma et l'audio-visuel. Un passé critiqué par certains jeunes cinéastes qui le considèrent comme faisant partie des intellectuels de la "police de la pensée" sous le régime de l'ancien président Ben Ali.

Farid Boughedir marque son retour avec un air révolutionnaire: "Vivant en Tunisie, je l’ai vécu. Après plusieurs films très sérieux sur le sujet, il était temps, cinq ans après ce déclenchement, d’avoir la distance de l’humour et de l’ironie vis-à-vis des faits, même si ces derniers s’avèrent dramatiques", explique Farid Boughdir, au site Ouest France.

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