Le Maroc veut booster ses exportations de poisson vers les États-Unis

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Le Maroc veut booster ses exportations de poisson vers les États-Unis. | DR
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SALON – Si l’agriculture représente une part importante des produits marocains exportés, c'est aussi grâce aux produits halieutiques. En ces temps de sècheresse où la saison agricole s’annonce compliquée, ils pourraient justement faire office de bouée de secours.

Pour ce faire, une délégation d’une dizaine d’entreprises dans le secteur des produits de la mer prend part au Seafood Expo North America 2016 (SENA), salon international des produits halieutiques qui s'est ouvert ce dimanche 6 mars à Boston, dans le Massachusetts (Nord-Est des États-Unis), et se clôturera mardi 8 mars.

D’une superficie de 186 mètres carrés, le pavillon marocain met en avant l’offre exportable du royaume à travers l’exposition d’une gamme de produits de la mer (conserves, semi-conserves, produits frais et congelés).

"Il s'agit de la cinquième participation du Maroc au SENA, considéré comme étant le salon leader du secteur des produits de la mer en Amérique du Nord et dans le monde", a indiqué à la MAP Omar Kharmaz, chef de division "Labélisation et Marketing Institutionnel" au sein du ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime.

Un rendez-vous qui doit permettre "d’exploiter de nouvelles opportunités de partenariats économiques et de communiquer sur les nouveautés de l'offre exportable marocaine", a ajouté Omar Kharmaz, car "les États-Unis constituent une grande plate-forme de commerce des produits de la mer dans la région ainsi qu'un véritable hub de réexportation dans le monde".

Des difficultés à l’exportation

Alors que la Russie et l’Europe sont les principaux importateurs de produits halieutiques marocains, le pays se tourne désormais vers les États-Unis. Or, les exportateurs du royaume pourraient être de nouveau confrontés aux difficultés qui s’imposent à eux avec les marchés russe et européen.

Des obstacles qui portent notamment sur des "restrictions quantitatives", lit-on dans un document établi par le Centre du commerce international en 2012 intitulé "Maroc: Perspectives des entreprises. Série de l’ITC ("Input tax credit", crédit de taxe sur les intrants, ndlr) sur les mesures non tarifaires".

Parmi les pénalités soulignées dans le rapport, des "prohibitions pour des raisons techniques telles que la sécurité nationale, la prévention de pratiques trompeuses, ou encore la protection de la sécurité et de l’environnement".

Les entreprises exportatrices de produits de la mer doivent également faire face à "des exigences en matière d’inspection à l’exportation. La majorité des MNT (mesures non tarifaires, ndlr) appliquées par les partenaires ou par le Maroc sont à l’origine d’obstacles procéduraux (OP) se déroulant au Maroc. Les retards des procédures administratives au Maroc représentent un tiers des problèmes (…) Les obstacles se déroulent généralement en douane et dans les laboratoires habilités à procéder aux contrôles et inspections qui s’avèrent trop nombreuses et trop coûteuses".

Cette manifestation, qui attire plus de 1.200 exposants issus de 51 pays et plus de 21.000 visiteurs, sera l'occasion de mettre en avant les potentialités, réalisations et projections de développement du secteur de la pêche au Maroc dans le cadre du plan Halieutis. L'objectif est de porter les exportations en produits de la mer à 3,1 milliards de dollars et tripler le produit intérieur brut du secteur d'ici 2020.

Le secteur de la pêche contribue à hauteur de 2.5% du produit intérieur brut (PIB) national et génère 170.000 emplois directs et 490.000 indirects.

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