Maroc: La coalition marocaine pour la justice climatique voit le jour

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JUSTICE CLIMATIQUE
Ministre déléguée auprès du Ministre de l'Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement chargée de l’Environnement Hakima El HAITE | DR
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ENVIRONNEMENT - La ministre déléguée chargée de l'Environnement Hakima El Haite vient d'annoncer sur son compte Twitter la création de la coalition marocaine pour la justice climatique. Un événement qui rentre dans le cadre des préparatifs de la COP 22, la conférence mondiale sur le climat qui se tient du 7 au 18 novembre à Marrakech.

Créée à l'initiative de plusieurs organisations, associations, syndicats et réseaux de la société civile, cette coalition, qui a vu le jour le dimanche 7 février à Rabat, marque de facto l'engagement de la société civile marocaine en faveur de l'environnement, qui s'est notamment mobilisée pour "combattre la désertification, la préservation des ressources en eau et la protection de la biodiversité", souligne un communiqué de la coalition.

Quelles seront ses prérogatives?

La coalition veut "consolider la prise de conscience populaire et contribuer à une mobilisation diverse, inclusive et autonome pour mutualiser les efforts dans une dynamique au niveau national, régional et international pour la justice climatique", souligne le communiqué. Cette institution se voit également comme le "prolongement de la mouvance de la société civile internationale" qui milite pour le respect de la diversité des actions et des approches pour la protection de l'environnement" à l'échelle nationale.

Un timing parfait

Pour les fondateurs de la coalition marocaine pour la justice climatique, la COP 22 représente "une occasion d'amplifier de manière significative la conscientisation de la société marocaine aux enjeux environnementaux et changements climatiques et leurs conséquences pour l'avenir du Maroc". C'est également l'occasion pour s'inscrire dans les débats internationaux, les élargir et contribuer à l'élaboration de propositions sur des thématiques nouvelles comme genre et climat, les réfugiés climatiques, la place et rôle des jeunes dans la protection de l'environnement, ajoute le communiqué.

Les entreprises se mettent aussi au vert

Il n'y a pas que les politiques et la société civile pour qui le respect de l'environnement représente une priorité. Les entreprises s'y mettent également, motivés par la tenue de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques au Maroc. Début décembre 2015, une rencontre organisée à Paris par l'Agence française de l'environnement et de maîtrise de l'énergie (Ademe) a permis au patronat marocain, représenté par la présidente de la CGEM, Miriem Bensalah Chaqroun, de rencontrer ses homologues français afin d'évaluer "l'engagement des entreprises marocaines dans une démarche volontariste dans la compensation carbone".

A cette occasion, la présidente de la CGEM a annoncé son souhait de créer "un débat avec le gouvernement et le secteur privé" afin que les chefs d'entreprises s'activent également pour lutter contre les effets du changement climatique. Lundi 8 février, Miriem Bensalah Chaqroun a de nouveau rencontré à Paris son homologue Pierre Gattaz et le ministre français des Affaires étrangères et du développement international, Laurent Fabius.

Une cause majeure pour le tourisme

La tendance se répète au sein du secteur touristique qui, semble-t-il, prend conscience de son rôle dans la protection de l'environnement. Le 25 janvier dernier a été signée en grande pompe la "charte marocaine du tourisme responsable" à l'occasion de la première édition de la journée marocaine du tourisme durable et responsable, organisée par le ministère du Tourisme.

Ce document, qui s'inscrit également dans le cadre des préparatifs de la COP 22 s'adresse aux institutionnels, aux investisseurs, aux professionnels du secteur, aux touristes mais également aux citoyens, notamment en établissant des règles de bonne conduite afin de réduire les effets du tourisme sur l'environnement et de parvenir à une stratégie durable du secteur.

Une prise de conscience générale?

Depuis la fin de la COP 21 tenue en décembre 2015 à Paris, les événements pour sensibiliser sur l'importance de la protection de l'environnement se multiplient chez des acteurs de la société civile au Maroc. C'est le cas, par exemple, du mouvement Anfass démocratique qui organise une conférence sur les "enjeux climatiques: quels outils pour la transition?" le 13 février prochain à l'Ecole nationale des sciences appliquées (ENSA) de Kénitra.

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