Mehdi Nassouli et Para One: "La musique gnaoua est très proche de l'idéal de la musique électronique" (PHOTOS)

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NUITS SONORES
Nuits sonores de Tanger: Quand la musique gnaoua rencontre l'électro | DR
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MUSIQUE - Ambiance électrisante au coeur du palais Moulay Hafid à Tanger, vendredi 9 octobre, pour la première "nuit" de la 3e édition du festival des Nuits Sonores. Des centaines de spectateurs ont assisté à un set hors du commun dans un décor grandiose. Sous les lustres en cristal du grand salon du palais, entre les murs couverts de zellige et de stuc, la foule compacte a fait grimper la température jusque tard dans la nuit.

electro style

Le DJ français Para One, incontournable de la "french touch", était en live avec la troupe de Mehdi Nassouli, jeune artiste gnaoua qui se produit régulièrement au festival d'Essaouira. Deux styles de musique, deux cultures différentes, mais un même objectif: faire vibrer le public jusqu'à la transe.

Et la recette fonctionne. La fusion entre l'électro impeccable du DJ et les rythmes entêtants du guembri, des tambours et qraqebs ont fait bouillir le public déjà chaud après un live endiablé du groupe Ninos du Brasil, qui mixait samba et musique électronique.

gnaouas

A tel point que certains spectateurs sont littéralement entrés en transe au milieu de la foule, suscitant la curiosité des spectateurs étrangers. "On m'a dit que le public marocain était très bouillant", nous confiait d'ailleurs Jean-Baptise de Laubier (alias Para One), quelques heures avant le show.

Après trois jours passés en studio à Casablanca, deux jours à enregistrer et une journée pour préparer le concert, les deux artistes, qui ne s'étaient jamais rencontrés avant, ont mis à profit vendredi soir tout ce qu'ils ont appris l'un de l'autre.

"Le courant est très vite passé entre nous", indique Mehdi Nassouli, "d'autant plus qu'on a le même but: la musique gnaoua comme la musique électronique sont des musiques de transe" explique-t-il.

Pour Para One, en effet, "la recherche d'un état d'élévation et d'un état second, notamment à travers des rythmes répétitifs", est selon lui "l'essence même de l'électro, dans ce qu'elle a de plus noble et de plus pur".

"Et c'est cela qui m'intéresse dans la musique gnaoua, qui est très proche de l'idéal de la musique électronique", ajoute-t-il. Une fusion qui permet aussi de faire connaître et vivre la tradition gnaoua hors des frontières, en l'adaptant aux tendances musicales de l'époque.

Les deux artistes auront l'occasion de renouveler l'expérience lors d'un live samedi 10 octobre à Casablanca, dans un cadre différent mais tout aussi somptueux, l'Eglise du Sacré-Coeur.

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