La victoire du PJD à Fès porte un coup dur à Chabat et l'Istiqlal

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AZAMI CHABAT
La victoire du PJD à Fès porte un coup dur à Chabat et l'Istiqlal | DR
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ÉLECTIONS - Ses détracteurs s’amusent à publier une vieille vidéo dans laquelle il dit qu’il démissionnera de la présidence de l’Istiqlal s’il n’arrivait pas à la tête des communales dans la ville de Fès. Hamid Chabat, car c’est de lui qu’il s’agit, s’est vu chiper son bastion de Fès par le Parti justice et développement (PJD), qui a obtenu la majorité absolue.

Pour le patron du parti de la balance, troisième derrière le Parti authenticité et modernité (PAM) et le PJD aux communales de Fès, et deuxième derrière le parti islamiste pour la présidence de la région Fès-Meknès, ce résultat est indéniablement un échec cuisant.

Déjà en 2009 lors des dernières communales, l’Istiqlal était arrivé deuxième avec 5.292 sièges, soit 19,1%, alors que le PAM s’était accaparé la première place avec 6.015 élus. Pourtant, si Chabat a été élu en 2012 à la tête du parti conservateur habitué des successions consensuelles, c'était pour faire mieux que son prédécesseur, Abbas El Fassi.

Le grand gagnant n'est autre que Driss Azami, ministre délégué auprès du ministre de l'Économie et des finances chargé du budget et tête de liste à Fès, qui occupera donc le poste de maire dans la ville spirituelle. Un poste occupé par Hamid Chabat depuis 2003.

Contacté par le HuffPost Maroc, Driss Azami déclare que "c’est une victoire historique, parce qu’elle met fin à des années de mauvaises gestion durant lesquelles la ville de Fès a été en retrait du développement qu'a connu le pays".

Et le ministre d’ajouter: "La mobilisation des citoyens à Fès a été massive et porte un message clair, à savoir un appel au changement, à la fin de la mauvaise gouvernance et à l’ouverture d’une nouvelle page pour aller de l'avant et permettre à cette ville d’émerger et d’avoir la place qu’elle mérite".

Quittera-t-il son poste de ministre, comme annoncé par plusieurs confrères? Non, répond le principal intéressé, qui rejoint donc la liste des politiques qui cumulent les deux fonctions.

Le leader de l’Istiqlal Hamid Chabat a pour sa part qualifié le revers qu’il a subi de "catastrophe démocratique".

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