Elles ont défié "le machisme" du milieu du rap pour en faire leur carrière (PORTRAITS)

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MUSIQUE - "Le milieu du rap est très machiste au Maroc, comme partout ailleurs dans le monde finalement...". Le constat est fait par Momo Merhari, co-fondateur du festival L'Boulevard, qui a vu défiler quelques groupes féminins ces quinze dernières années, dont seule une petite minorité a réussi à s'imposer dans le milieu viril du hip-hop marocain. Zoom sur des rappeuses d'exception.

Tigresse flow - Les guerrières

tigresse flow

Tout a commencé lorsque Hind et Sofia se sont mises à l’écriture et au chant en 2005. Un an plus tard, Youssra (Soultana sur scène) les rejoint. Le trio est devenu une référence du hip-hop marocain en un rien de temps, cumulant un nombre de fans important. En 2008, elles accueillent Wahiba et Fatine et sortent le titre "Maghribiya" (Marocaine) qui rencontre un franc succès sur les ondes. Le morceau fait l'éloge de la femme marocaine, qu’elle soit artiste, fonctionnaire ou femme au foyer. Les jeunes femmes ont consacré leur carrière à se battre contre les clichés sur les femmes rappeuses. Malheureusement, les tigresses sont portées disparues depuis 2009.

Soultana - La voix des femmes

soultana

Youssra Oukaf, 29 ans, a trois diplômes en poche: un certificat d’hôtesse de l’air, un autre de secrétariat et un dernier d’anglais. Toutefois, c’est dans le hip-hop, sa passion, que la jeune femme décide de se lancer. Youssra, comme ses consœurs, est "victime de la mauvaise image dont souffrent les femmes rappeuses" mais refuse de s'y soumettre. Le 2 Juin dernier, la sultane a sorti "Lbareh o lyoum", un titre nostalgique aux côtés de Baws et Sef Many qui compare le Maroc d'hier et d'aujourd'hui.

Tendresse - Coup de gueule

tendresse

Hanane Lafif intimide les rappeurs machos depuis 2005. Celle qui n’a pas peur de parler d'amour s'aventure à clasher ses confrères. Née en 1988, Tendresse se démarque par sa féminité qui se mêle à un brin de provocation. Son titre "Houwa" (Lui) qui parle de l’homme de ses rêves passait en boucle sur les stations radio marocaines en 2011. Depuis, l'artiste se fait discrète.

Eva from Morocco - La diva

eva

Depuis 2011, Ibtissam Fareh participe à plusieurs compétitions et festivals, et gagne en notoriété. C’est lors de la 15e édition de L’Boulevard en 2014 que la jeune gadirie a décollé. En 2015, elle sort "Gold Is Yellow", titre égocentré où elle se vante "d'être meilleure que tous les autres". Ses morceaux rappellent ceux de Chanel West Coast ou Iggy Azalea, deux rappeuses extrêmement connues à l’international.

Sarah Touiger aka REAL BLOOD - La old school

sara

Sarah Touiger n’a que 23 ans et déjà cinq ans de carrière. La Fassia espère faire revivre le son old school West Coast au Maroc, à travers son titre "Flashback", sorti le 27 juin dernier. Son but ? "Ce n'est pas de faire fortune", dit-elle. Elle veut "s’affirmer sur une scène masculine, même à l’international". "Je me sens comme un extraterrestre sur une scène rap très machiste", nous a-t-elle confié. Mais la jeune rappeuse ne compte pas baisser les bras. D’ailleurs, elle promet des nouveautés pour "très bientôt".

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