Le cinéaste algérien Benamar Bakhti sera enterré ce jeudi après-midi à Alger

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BENAMAR BEKHTI
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Le monde du 7e art a rendu un dernier hommage au cinéaste et réalisateur Benamar Bakhti décédé dans la nuit de mardi à mercredi à Alger à l'âge de 74 ans et qui sera enterré ce jeudi 4 juin au cimetière d’El Alia à Alger.

Benamar Bakhti était un cinéaste "très talentueux" a déclaré Ahmed Bedjaoui, critique de cinéma et ancien directeur de la production à la RTA (Radio et Télévision algériennes), il était "à la fois un très bon technicien du cinéma et un réalisateur inspiré".

Ahmed Bedjaoui qui a produit le premier téléfilm du réalisateur "Le figuier" et aussi "L'épopée de Bouamama" (1983) se souvient de l'érudition du défunt, "très bon bilingue, avec une profonde culture, notamment religieuse", révélée à l'occasion de ce dernier long métrage consacré à une des figures de la résistance algérienne au colonialisme français au XIXe siècle.

Né en 1941 à Tlemcen , Benamar Bakhti a été formé à l'Institut des hautes études cinématographiques de Paris (Idhec) avant de travailler en tant qu'assistant de télévision en France et aux côtés de cinéastes français comme Claude Lelouch et Jean-Paul Sassy.

Films inachevés

Evoquant le parcours de son "ami", le comédien et acteur Saïd Hilmi a, de son côté, déploré que ce "cinéaste incompris" n'ait pas pu achever "un grand projet" de film dans lequel, dit-il, il devait participer.

En 2012, Benamar Bakhti avait annoncé son intention d'entamer le tournage d'un film historique sur le résistant El Hadj Mokrani et de tourner une suite au film "Taxi El Mekhfi" (Le clandestin, 1991), un film historique et une comédie dans lesquels l'acteur Athmane Airouet campait les premiers rôles.

Le défunt souhaitait également réaliser un long métrage sur l'Emir Abdelkader, un film qui "lui tenait vraiment à cœur", a dit Ahmed Bedjaoui. "Il (Benamar Bakhti) a essayé pendant vingt ans de réaliser ses projets sans y parvenir", a déploré le réalisateur de "L'opium et le bâton" qui parle de "désespérance", pour évoquer les difficultés qu'avait rencontrés le défunt.

Ahmed Rachedi a ajouté qu'avec la disparition de Benamar "c'est toute une génération de cinéastes qui s'éteint", en évoquant le décès de l'acteur Sid Ali Kouiret et du cinéaste Amar Laski, survenu à quelques semaines d'intervalle.

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