La scène électronique marocaine se trace un avenir avec le projet "MEMM"

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MUSIQUE - "Nous avons de très bons artistes, mais la scène électro n’est pas structurée". Pour Amine K, DJ fondateur du collectif Moroko Loko, l’idée de démocratiser la musique électronique marocaine et de l’exporter aux quatre coins de la planète germe depuis des années.

Désormais, le projet a un nom, Moroccan Electronic Music Movement (MEMM), et un soutien de taille, celui du ministère de la Culture. Il s’agit, pour le collectif créé en 2009, de positionner les artistes marocains, encore trop peu connus sur la scène électronique internationale.

Poser les bases

"La musique électronique marocaine a besoin de s’institutionnaliser pour donner une crédibilité aux artistes", explique le DJ, interrogé par le HuffPost Maroc. "Pour cela, il nous fallait les outils et les financements nécessaires", ajoute le créateur du premier festival de musique électronique au Maroc, le "State of Mind", qui avait rassemblé 5.000 personnes à Rabat en 2007.

"L’idée n’est pas juste d’organiser des gros événements de temps en temps, mais de poser les bases de quelque chose qui va perdurer, d’écrire une page de la musique électro", explique-t-il.

Formation et promotion des artistes du collectif, intégration des studios de production musicale (The Source à Marrakech), création du label et ouverture d’une école de DJ et de production… Moroko Loko entend ainsi créer "une pépinière d’artistes marocains", dont le travail pourra se faire connaître à l’étranger.

Le Maroc s’exporte

Si le projet a remporté l'encouragement du ministère, c’est aussi parce qu’il contribuera, selon le collectif, à faire rayonner l’image du royaume et de la culture marocaine par-delà les frontières. "Produire des artistes marocains à l’étranger, tout en intégrant des sonorités marocaines dans leur musique, peut apporter beaucoup à l’image du pays", explique Amine K.

"Plus les gens écouteront cette musique, et plus gros seront les événements", poursuit-il. Car les festivals électroniques connaissent un boom sans précédent depuis quelques années, en Allemagne, aux Etats-Unis ou en France, et le collectif entend bien faire partie du mouvement. "On espère rendre l’électro accessible au plus grand nombre".

Donner le "smile"

Pas question pour autant de tomber dans la musique commerciale: "nous n’allons pas vendre notre âme au diable. Le but, c’est de produire des sons pour toucher les gens, produire des sensations chez eux".

Une idée développée depuis le début par le collectif, dont le slogan n’est autre que "putting a smile on people’s faces" ("faire sourire les gens"). Un pari réussi depuis cinq ans.

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