Ces globe-trotters marocains qui plaquent tout pour voyager (PHOTOS)

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VOYAGES MAROC
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VOYAGES - Ils ont entre 20 et 34 ans, sont étudiants, financiers ou ingénieurs. L’idée de partir découvrir le monde germe souvent depuis l’enfance dans leur esprit. Un matin, ils se réveillent et décident de sauter le pas. Certains tournent radicalement la page de leur histoire, d’autres ouvrent simplement une (ou plusieurs) parenthèse(s). Portraits de cinq globe-trotters marocains épris d’aventures.

Into the wild

Anass Yakine avait 25 ans lorsqu’il décide, en 2012, de quitter Casablanca pour parcourir tout le Maroc à pied. Sac au dos et tente sous le bras, il traverse montagnes, villages et déserts, armé de son courage et de sa peluche fétiche, Nounouss, qui ne le quittera pas. Fasciné par les récits de Théodore Monod, un philosophe français qui continuait à voyager du haut de ses 96 ans, le jeune routard décide de tenter l’aventure pour transformer son périple sportif en "voyage intérieur, pensif et méditatif".

Sur sa route, il croise des dizaines de personnes, certaines hors du commun, comme un ermite qui n’avait pas rencontré d’être humain depuis dix-sept ans. 5.000 kilomètres plus tard, le jeune homme rentre au bercail, écume les plateaux télé et radio et les conférences aux quatre coins du pays pour témoigner de sa fabuleuse aventure. Avec une autre idée en tête: celle de parcourir le continent africain… en voiturette à pédales.

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Le voyage d'Anass Yakine
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Sous le soleil

A première vue, Youssef Mellouki, 30 ans, financier à Paris, n’a pas tellement le profil du nomade invétéré. Et pourtant. Ce natif de Dakhla, dans l’extrême sud marocain, a grandi avec le soleil et les expéditions annuelles jusqu’au nord du pays, parcourant plus de 2.000 kilomètres avec sa famille. "J'étais constamment en mouvement. C’est essentiel à mon équilibre personnel", explique-t-il. Épris de photographie et de lumière, il quitte régulièrement la capitale française pour admirer les couchers de soleil en Grèce ou la coupole dorée de la mosquée Al Aqsa, lors de son dernier périple en Palestine.

Mais c’est au Maroc, ce pays qu’il "ne se lassera jamais de découvrir", qu’il a vécu l’une des expériences les plus singulières. Parti pour un road trip à pied de Marrakech à Ouarzazate, il est invité par un villageois à dormir dans la "maison" du wali, qui n’est autre qu’une zaouia, où trône la tombe du défunt wali… Une nuit passée dans le noir total à côté d’un tombeau, en pleine montagne, entouré par les loups qui hurlaient à sa porte, n’a pas suffi à arrêter le voyageur, qui rêve maintenant de découvrir le désert de sel en Bolivie.

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Les voyages de Youssef Mellouki
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Drogué du voyage

A 20 ans, Omar Oualili a déjà plus d’un tour dans son sac à dos. Le jeune étudiant en comptabilité, qui vit à Londres, a parcouru l’Europe, du Danemark à la Serbie, en passant par la Pologne, la Suède ou la Bosnie, choisissant parfois ses voyages au gré des billets les moins chers trouvés sur Internet depuis Londres. "Je m’en suis parfois sorti pour moins de £22 aller-retour", raconte-t-il. Débrouillard et adepte du couch-surfing, le jeune homme met de côté l’argent de poche qu’il gagne avant de quitter la capitale britannique.

Auteur d’un blog qui lui tient lieu de carnet de route, Omar a parfois la chance de recevoir des invitations d’organisations touristiques qui sponsorisent ses voyages. Il a ainsi pu visiter Belgrade, Bâle et Berlin, où il a fait un saut depuis le 37ème étage d’un immeuble. "Un moment inoubliable avec beaucoup d’adrénaline!". Le jeune étudiant, qui avoue être accro au voyage comme à une drogue, a également traversé les frontières européennes. Le Brésil, l’Inde ou l’Arabie saoudite, où il a pu faire le pèlerinage à la Mecque, ont été autant d’expériences aussi enrichissantes qu’inoubliables.

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Les voyages de Omar Oualili
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Déclic et des claques

Derrière le surnom qu’il a adopté pour son blog, "Traveller Moustache", se cachait d’abord un jeune ingénieur de 26 ans, sagement assis derrière son bureau parisien. Après des mois à s’imaginer tout plaquer pour vivre son rêve, Seif Eddine Kousmate finit par avoir le déclic.

"Tout s'enchaîne: tu démissionnes, tu quittes ton appart, tu vends tes meubles, tu prends un aller simple. Exactement comme dans ton rêve, tu fais ton sac et tu pars vivre ton aventure", nous écrit-il depuis le bateau qui l’emmène jusqu’au nord du Laos. Bien préparé physiquement – le jeune ingénieur courait les marathons –, Seif s’est aussi préparé financièrement. "J’ai vendu tout ce que j’avais, je n’ai pas pris de vacances pendant un an, j’ai débloqué mes primes et j’ai adapté mon mode de vie pour économiser un maximum".

Aujourd’hui, il est parti pour un road trip à durée indéterminée, qui l’a mené de Thaïlande en Birmanie et au Laos, d’où il rejoindra ensuite le Cambodge, le Népal, l’Inde, l’Indonésie, puis l’Australie. En Birmanie, le jeune voyageur qui pense bien avoir "attrapé le virus du voyage", a déjà assisté à une cérémonie chamaniste, bu "une boisson bizarre" dans une corne de taureau et dormi dans un village perdu au fond d’une vallée. "Je n’avais aucune attente de ce voyage, donc tout ce qui m’est arrivé était magique". Périple à suivre…

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Les voyages de Seif Eddine Kousmate
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Nomad’s land

Ce fut comme une nouvelle naissance pour Houda Chaloun, aussi connue sous le pseudo "Moroccan Nomad". Après neuf mois de réflexion et de préparation, l’ingénieure en informatique de 34 ans entame son tour du monde d’un an. "Je voulais faire un break du quotidien, sortir de ma zone de confort et me découvrir", explique-t-elle.

Premier rêve: visiter l’Antarctique. Après avoir vendu sa voiture et mis de côté tout ce qu’elle pouvait, elle organise un crowdfunding et une campagne, #SendMeToAntarctica. Grâce aux dons d’amis et d’inconnus, elle réussit à récolter suffisamment d’argent pour partir admirer les pingouins et les icebergs. Elle entame ensuite un long périple en Amérique latine, des chutes d’Iguazú en Argentine aux montagnes chiliennes, en passant par le désert bolivien et le Machu Picchu au Pérou.

Si elle a connu quelques déboires - refoulée à la frontière chilienne de San Pedro de Atacama à cause d’un visa expiré, elle s’est retrouvée dans le désert d'Uyuni en Bolivie où elle raconte avoir évité un viol, croisé des hommes armés et marché seule pendant deux heures - Houda continue de tracer son chemin. Elle se trouve actuellement en Colombie, à Medellin, avant de repartir pour une destination toujours inconnue. "Le voyage m’a appris à vivre totalement dans le présent".

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Les voyages de Houda Chaloun
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