DJART s'empare des rues d'Alger du 6 au 15 novembre

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Djazaïr et art. Art et “Jar” (voisin). L’art au voisinage en Algérie. Ça donne “DJART”, le nom de cet événement culturel exceptionnel débuté aujourd’hui, 6 novembre, qui présente des œuvres d’art de plusieurs disciplines dans les rues de la capitale jusqu’au 15 novembre.

La peinture, la photographie, la “calligraffiti”, la typographie, le théâtre mais aussi la musique feront partie du décor des rues algéroises. A travers des concerts, des fresques murales, des galeries éphémères ou des projections lumineuses, les artistes prenant part à DJART’14 s’approprieront l’espace public de la capitale.

“A travers DJART, nous voulons récupérer cet espace public et permettre aux gens de découvrir l’art mais aussi faire connaitre les jeunes artistes algériens”, explique Khaled Bouzidi, un des coordinateurs lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi à Alger, à l’occasion du lancement de l’événement.

conférence djart

De jeunes artistes récupèrent un espace public “peu, pas du tout ou très mal exploité”, comme le photographe Youcef Krache, auteur de la projection “Lighting The City” à l’intérieur du tunnel des Facultés, à Alger centre. Décrite comme l’exposition phare de cet événement, cette projection compte pousser “les citoyens à une réflexion profonde autour de l’espace public, son usage, sa perception et sa signification”, indiquent les organisateurs.

Le programme de DJART contient également des tables-rondes, des conférences, des débats et des ateliers pour “démocratiser” l’art. “Nous espérons aussi créer une continuité artistique, que d’autres artistes ou organismes indépendants prolongent cette dynamique”, note Khaled Bouzidi.

"Des solutions culturelles aux enjeux sociaux"

DJART’ 14 à Alger est la première étape d’une Biennale culturelle pluridisciplaire imaginée par la plate-forme “Trans-Cultural Dialogues” (TCD), un collectif de plus de 100 jeunes issus d’associations culturelles euro-méditerranéennes.

Pourquoi la capitale algérienne? “Deux membres algériens du collectif ont proposé Alger. On a tout de suite été intéressé parce que ça présentait une sorte de challenge par rapport à une autre ville plus accessible comme Barcelone où il y a des dizaines événements culturels chaque mois” explique Xavier de Luca, président de JISER, une association culturelle tunisio-espagnole et un des organisateurs de DJART. “C’est l’occasion pour nous de découvrir cette ville si riche par son histoire et son patrimoine”, ajoute-t-il.

Une fois l’idée conçue, l’équipe a contacté des spécialistes des événements culturels en Algérie. Djalila Kadi-Hanifi, présidente de l’association Chrysalide, un des partenaires de DJART, déclare: “Le projet nous a beaucoup plu car l’art urbain fait partie de ce que nous voulons faire”. “Nous sommes ravis de nous associer à DJART”, poursuit-elle.

djart 2014
Des étudiants en architecture préparent l'aménagement de la placette Ben Boulaïd à Alger centre avec des matériaux recyclés.

TCD a pour objectif de proposer des solutions et de nouveaux modèles aux enjeux sociaux contemporains à travers une approche culturelle. En clair, Khaled Bouzidi explique le cas DJART: “En préparant ce projet, l’équipe est sortie dans la rue demander aux passants ce qu’ils voudraient voir comme activités culturelles. Ils voulaient de l’art dans la rue et non dans des salles fermées, derrière des murs”.

Découvrez le programme complet de DJART sur:
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