"Syrian eyes of the world": Quand des Syriens photographient d'autres Syriens afin de dévoiler un autre visage du pays (PHOTOS)

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Le conflit en Syrie dure depuis maintenant 3 ans. Il a causé 150.000 victimes, ainsi que le déplacement de 9 millions de personnes.

Syrian eyes of the world est un projet culturel simple: Des portraits de syriens faits par des photographes syriens. Ainsi, l'équipe rend hommage à cette nation qui souffre, qui se divise, alors que c'est le mariage de ses différences ethniques qui en a fait sa richesse nationale.

La révolution syrienne a démontré être plus qu'un appel vers des réformes politiques et sociales.

En effet, le soulèvement populaire s'est transformé en guerre civile opposant les militants sunnites et le régime Alaouite. De plus, cette guerre s'est internationalisée provoquant l'implication d'acteurs régionaux et internationaux tel que Al Qaïda, l'Iran, les États Unis et la Russie.

Une dispute entre différents groupes internationaux qui semblent effacer l'Histoire unique de la Syrie; celle de la réunion de différentes civilisations.

En partageant les portraits de plusieurs syriens vivant à travers le monde, Youssef Shoufan (photographe et fondateur du projet) en collaboration avec La Maison de la Syrie (une organisation culturelle basée à Montréal) désire redonner une voix aux syriens de toutes les communautés, et peut être même raviver l'espoir d'une voie vers une paix stable.

Les fondateurs du projet espèrent donc que les visages qui se cachent derrière le conflit ne seront oubliés.

"L'image de la Syrie est aujourd'hui ternie, mais nous voulons montrer l'autre face de la Syrie, les autres réalités", explique Youssef Shoufan. En effet, le projet voudrait rappeler que la nation syrienne est une incroyable palette de couleurs et d'histoires.

antoine entabi

"Avant personne ne savait où c'était la Syrie. Maintenant tout le monde le sait. J'aurai aimé qu'ils le savent plus tôt, et pour d'autres raisons".

Antoine Entabi, l'un des photographes du projet.

najib nseir

"Notre culture tend à consommer les technologies sans changer ses valeurs, ce qui forme un vide rempli de violence."

Najib Nseir, auteur, photographié par Madonna Abid.

stephanie kurdi

"Le Adâne (chants des muézins) de l’après-midi était une ritournelle qui berçait mon enfance. L’écho de la voix puissante du mouaden (muézin) résonnait dans la ville tout entière, la plongeant dans une sérénité et un calme assourdissant.
À ce moment, Alep contemplait le sommeil des uns et la prière des autres."

Stéphanie Kurdi, enseignante et designer, photographiée par Youssef Shoufan.

rakan droubi

"Homs me manque. La rue El-Malaab (le stade) me manque. Le shawarma de chez Kreesh me manque. La shisha de chez Al-Safir me manque. Le sable doré et la mer me manquent."

Rakan Droubi, photographié par Nour Nouralla.

dalal assaf

"Chaque femme a sa propre histoire, ses propres misères. Mais elles peuvent venir ici, on les écoute. Elles sont moins seules."

Dalal Assaf s'occupe des femmes qui viennent à l'atelier de couture à Chatila au Liban, crée par Basmeh&Zeitooneh.

georges chakour

"Il est primordial de ne pas laisser les autres écrire notre histoire."

Georges Chakour, étudiant en Sciences Politiques à Montréal, photographié par Youssef Shoufan.

Les prochaines expositions se dérouleront à Montréal le 29 août et 19 septembre prochains.

Vous pouvez retrouver le projet sur facebook par ici.

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