Ahmed Ouyahia, revient dans le circuit en Directeur de cabinet de Bouteflika

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AHMED OUYAHIA
Ahmed Ouyahia chef de cabinet de Bouteflika | Aps
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De l’école nationale d’administration(ENA) où il a obtenu son diplôme en 1975, au cabinet présidentiel, où il a repris position depuis le mois de mars dernier, Ahmed Ouyahia, en a fait du chemin. Incontournable visage politique de ces vingt dernières années, le chef du cabinet du Président Bouteflika a fait couler beaucoup d’encre.

De l'ENA au Cabinet de Zeroual

Né en grande Kabylie en juillet 1952, Ahmed Ouyahia a mis deux décennies pour gravir les échelons des hautes fonctions. De simple secrétaire aux Affaires étrangères en 1975, il devient directeur de cabinet du président Liamine Zeroual en 1994. Un poste où il est nommé, une fois de plus, vingt ans plus tard, par le Président Bouteflika à la veille de sa "réélection". Avec en prime cette fois-ci, la mention de ministre d’Etat, Directeur de cabinet du Président.

Considéré comme l’une des valeurs sûres du système, Ahmed Ouyahia ne pouvait rester en dehors du sérail plus longtemps. Appelé à la rescousse d’un Président malade, briguant un quatrième mandat, "l'homme des sales besognes", sobriquet qui lui colle à la peau, ne pouvait décliner l’offre.
Mis à l’écart une année plus tôt, démis du poste de Secrétaire général du Rassemblement National Démocratique (RND) qu’il occupait depuis 1999, Ouyahia reste une option pour le régime. Sa traversée du désert a été de courte durée.

De l'ENA au Cabinet du Président Zeroual

ouyahia

On ne pouvait se passer du "doigté" de l’ex patron du parti "né avec des moustaches", artisan de "l’exploit électoral" de 1997, qui a vu, le RND, nouveau né en politique rafler la quasi majorité des sièges. On ne pouvait aussi se passer des "compétences" de celui qui a conduit l’opération "mains propres" contre les cadres des entreprises publiques jetant de nombreux innocents en prison sans jamais les réhabiliter après avoir été innocentés par la justice.

Ahmed Ouyahia est un bulldozer. Qui n'hésite pas, malgré les critiques, à décider, en 1997, de ponctionner les salaires des fonctionnaires. Il assume volontiers le rôle de l'homme qui prend les mesures impopulaires à laquelle répugnent les autres. "Quand il a fallu réduire les salaires, je l’ai fait. Quand il a fallu fermer des entreprises et licencier, je l’ai fait. Je ne suis pas de ceux qui cherchent coûte que coûte à être populaire. S’il faut à nouveau prendre des mesures impopulaires, je le ferai."

La "voracité" de Ouyahia fait peur

Ahmed Ouyahia a été limogé en septembre 2012, quelque temps après avoir déclaré, "s’il y a échec, nous l'assumons tous". Formule perçue, à tort ou à raison, comme une critique envers le chef de l’Etat. Il l'accepte avec stoïcisme et "consent", sans résistance à la perdre de la direction du RND. En bon élève, il accepte la sanction, il a même "consenti" à la perte de la direction du RND sans faire de résistance. Un recul pour mieux revenir. Au moment où planaient les doutes sur la candidature de Bouteflika, certains le voyaient comme possible joker du système.

Dans les bonnes grâces

Mais la candidature de Bouteflika s'étant imposée dans un contexte de crise, l'option n'est pas de mise. Il est rappelé aux affaires, un mois avant l'élection présidentielle du 17 avril. Toujours prêt à servir, en "bon soldat" du régime. Le président Bouteflika lui a confié la mission de mener les consultations sur la révision de la Constitution. Le choix fait grincer des dents dans l'opposition, Ahmed Ouyahia n'étant pas perçu comme particulièrement ouvert au dialogue. Des analystes y ont même vu un choix pour "verrouiller" les discussions. Mais il est clair qu'Ahmed Ouyahia est toujours dans le circuit.

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