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Tunisie: Les chefs de partis se sont réunis vendredi pour discuter du futur Premier ministre, annonce prévue samedi 2 novembre

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ALI LARAYEDH
Wikimedia commons

C'est aujourd'hui, samedi 2 novembre, que le nom du nouveau Premier ministre devrait être révélé. Cette annonce est très attendue à Tunis alors que les spéculations vont bon train depuis le démarrage du dialogue national et la diffusion d'une liste de "short-listés". Une fois nommé, le Premier ministre aura deux semaines pour constituer un nouveau gouvernement.

Selon des élus, deux personnalités se détachent: Mohamed Ennaceur, 79 ans, et Ahmed Mestiri, 88 ans, des vétérans de la vie politique qui ont été ministres du temps du président Habib Bourguiba.

M. Mestiri avait pourtant affirmé à l'agence TAP qu'il n'était "pas candidat" et ne le serait pas.

Mais Mohamed Hamdi, le coordinateur général de l'Alliance démocratique, cité vendredi par la TAP, a indiqué que M. Mestiri était toujours dans la course.

Deux autres hommes, des économistes cette fois, faisaient encore dans la matinée du vendredi figure d'outsiders: Mustapha Kamel Nabli, 65 ans, ancien ministre de Zine El Abidine Ben Ali (1990-1995) et ex-gouverneur de la Banque centrale limogé sans ménagement à l'été 2012, et Jalloul Ayed, 62 ans, un homme d'affaires qui a été ministre des Finances en 2011 après la révolution.

L'actuel Premier ministre Ali Larayedh s'est engagé à céder la tête du gouvernement pour permettre la formation d'un cabinet apolitique à même de résoudre la crise.

"Le message qui ressortira du dialogue national est que les Tunisiens sont capables de compromis malgré leurs différences", a affirmé l'UGTT sur sa page Facebook.

Une nouvelle commission pour dépasser le blocage

L'UGTT a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi que la classe politique avait décidé de créer une nouvelle commission de négociations pour tenter de départager les candidats en lice pour former un gouvernement d'indépendants.

La nouvelle commission qui s'est réunie ce samedi peu avant 10H00 est composée du président de l'Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar, du chef du Mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, des opposants Béji Caïd Essebsi, Ahmed Nejib Chebbi, Ahmed Ibrahim, Hamma Hammami et de Kamel Morjane, un ancien ministre du régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali.

En début d'après-midi, l'UGTT a annoncé une pause dans les négociations jusqu'à 16H30 pour permettre des "consultations".

"Nous ne sommes pas arrivés à un consensus mais nous sommes sur le chemin", a indiqué Ameur Larayedh.

Les tractations du vendredi

Les chefs des partis tunisiens s'étaient retrouvés vendredi pour s'accorder sur l'identité du futur Premier ministre, qui doit être annoncée samedi dans le cadre du dialogue national visant à sortir le pays d'une grave crise, a indiqué l'UGTT.

"L'annonce (du nom du futur chef du gouvernement) est toujours prévue pour samedi", a appris l'AFP auprès du service de presse de l'organisation syndicale.

La réunion des chefs de partis avait aussi pour but, selon le syndicat et principal médiateur entre les forces politiques, de prendre "un ensemble de décisions pour accélérer le processus d'adoption de la Constitution".

En parallèle, l'Assemblée nationale constituante (ANC) doit élire les membres de la future commission électorale (ISIE) avant d'entamer le processus d'adoption de la Constitution en cours de rédaction depuis deux ans et qui doit être achevée avant fin novembre.

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