La Présidence tunisienne a condamné l'attentat suicide commis mercredi à Sousse et l'attaque déjouée contre le mausolée du premier président de la Tunisie Habib Bourguiba à Monastir, sur la côte-est touristique, dénonçant une tentative de "torpiller" la transition démocratique.

Un plan de sécurité globale déjà en application

"Ces actes et les menaces qui pèsent sur la Tunisie ne réussiront pas à torpiller l'effort engagé à l'échelle nationale pour faire aboutir le processus de transition", a affirmé la Présidence dans un communiqué, en référence au dialogue national censé sortir le pays d'une profonde crise politique.

La Présidence fait état en outre d'un "plan de sécurité global" arrêté le 25 octobre par le conseil national de sécurité, haute instance présidée par le chef de l'Etat Moncef Marzouki, pour contrer toute attaque terroriste".

La Présidence appelle tous les Tunisiens à la vigilance les invitant à "soutenir l'action des appareils sécuritaire et militaire face au terrorisme".


Selon l'expert militaire Mokhtar Bennasr, l'opération suicide de Sousse et l'attaque avortée de Monastir "constituent une nouvelle étape du terrorisme qui vise désormais les citoyens". Ces actes visent à "semer la terreur et la peur parmi les citoyens et à faire échouer tous les plans de sauvetage du secteur touristique", a-t-il ajouté à l'antenne de Mosaïque FM.