Après de nombreux reports, coups de théâtre et autres désistements, le dialogue national a démarré officiellement ce vendredi 25 octobre à 16h30.


"Ce jour est une date importante dans l'Histoire de la Tunisie. Le monde entier nous regarde et attend qu'on réussisse, et nous avons enregistré un premier succès avec le lancement officiel du dialogue national," a déclaré Houcine Abassi lors de la première séance.


Ce démarrage intervient après la réception, par le quartet de médiation, d'un document signé par le chef du gouvernement, Ali Larayedh, dans lequel il s'engage à présenter la démission de son gouvernement selon les étapes inscrites sur la feuille de route.

document larayedh

Le Bureau de l'Assemblée nationale constituante (ANC), réuni également ce vendredi, a convenu de la nécessité d'achever au plus vite le travail en rapport avec le processus constitutionnel, notamment pour ce qui est de la mise en place de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), la finalisation du consensus sur le projet de Constitution et la réunion des conditions de succès du dialogue national.

Toujours la semaine prochaine, l'Assemblée constituante modifierait certains articles de son règlement intérieur pour accélérer les modalités d'adoption de la Constitution et d'autres lois clés indispensables à l'achèvement de l'étape transitoire.

Quatre semaines de travaux sont prévues par la feuille de route du quartet pour achever les processus constitutionnels, électoraux et laisser place à un nouveau gouvernement chargé de mener le pays vers les prochaines élections.

Théoriquement, les députés et les représentants de partis politiques et d'organisations participants au dialogue national devront travailler sans relâche pour parvenir à respecter les délais énoncés.

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