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Tunisie: 6 membres de la Garde nationale, 2 "terroristes" tués dans un échange de tirs dans la région de Sidi Bouzid

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GARDE NATIONALE
AFP

Six membres de la Garde nationale tunisienne et deux terroristes présumés sont morts mercredi dans des affrontements à Ounaïssia, dans la délégation de Sidi Ali Ben Aoun (région de Sidi Bouzid), quelques jours à peine après des violences similaires près de Béja qui avaient coûté la vie à deux agents des forces de l'ordre.

Ces affrontements interviennent alors que le pays attendait toujours à 18H00 une allocution du Premier ministre Ali Larayedh, initialement prévue pour 11H00 heure de Tunis. M. Larayedh est censé s'engager à démissionner pour permettre le début d'un dialogue national entre la troïka au pouvoir, menée par les islamistes, et l'opposition, visant à sortir d'une profonde crise politique.

Six membres de la Garde nationale ont été tués et quatre autres ont été blessés dans l'échange de tirs à Sidi Ali Ben Aoun, a annoncé le directeur régional de la santé de Sidi Bouzid, Abdel Wahab al-Harabi, sur la télévision publique Wataniya-1.

L'agence TAP a confirmé ce bilan, ajoutant que "deux terroristes (avaient été) éliminés".

Selon l'agence, les six gardes nationaux tués sont un capitaine, un lieutenant, deux sergents-chefs et deux caporaux.

Les forces de la Garde nationale s'étaient rendues à Ounaïssia pour une descente, après soupçonné un groupe d'individus d'occuper une habitation sur une hauteur.

"Dès leur arrivée, les terroristes ont ouvert le feu, ce qui a conduit à l'affrontement armé", selon la TAP.

La Tunisie est régulièrement déstabilisée ces derniers mois par des attaques de la mouvance jihadiste armée, liée à Al-Qaïda selon le gouvernement.

La semaine dernière, deux gardes nationaux avaient été tués à Gbollat, dans la région de Béja, dans des circonstances similaires par un "groupe terroriste", selon les autorités. Une opération militaire dans les jours qui ont suivi a fait neuf morts parmi les combattants clandestins.

La mort des deux gardes nationaux à Gbollat a déclenché une fronde au sein des forces de l'ordre, des dizaines d'agents forçant la semaine dernière le Premier ministre Ali Larayedh et le président Moncef Marzouki à quitter une cérémonie funèbre à coups de "Dégage".