Qu’elles soient femmes politiques, militantes associatives, syndicalistes, femmes d’affaires ou chercheuses scientifiques, elles se sont distinguées dans la société tunisienne.

Wided Bouchamaoui, présidente de l'UTICA et meilleure femme d'affaires dans le monde arabe en 2013, Hayet Omri lauréate des Olympiades des jeunes inventeurs, Héla Cheikhrouhou nommée à la tête du Fonds vert pour le climat, mais aussi Maherzia Laâbidi vice-présidente de l'Assemblée constituante, Maya Jribi secrétaire générale du parti Al Jomhouri, Imen Bahroun, PDG de la télévision nationale, ou encore Radhia Nasraoui, présidente de l'Organisation tunisienne de lutte contre la torture. Pour cette journée de la femme, commémorant le 57ème anniversaire de la promulgation du Code du Statut Personnel, Al HuffPost Maghreb vous fait une sélection de 12 femmes tunisiennes qui se démarquent. Découvrez-les!


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  • Maya Jribi

    Maya Jribi, 53 ans, secrétaire générale du Parti Républicain (Al Jomhouri) et députée du bloc démocratique à l'Assemblée depuis octobre 2011. Opposante au régime de Ben Ali, elle est élue à la tête du Parti Démocrate Progressiste (PDP) en 2006 et devient ainsi la première femme dirigeante d'un parti en Tunisie, la deuxième au Maghreb. Elle a entamé une grève de la faim en 2007 pour protester contre l'expulsion du parti de ses locaux.

  • Maherzia Laâbidi

    Maherzia Laâbidi, 49 ans, vice-présidente de l'Assemblée Constituante, issue du mouvement Ennahdha. Franco-tunisienne, elle est traductrice-interprète de formation et a enseigné à l'Institut européen des sciences humaines à Saint-Denis.

  • Radhia Nasraoui

    Radhia Nasraoui, 60 ans, avocate et militante pour les droits de l'Homme. Elle est présidente de l'Association de lutte contre la torture en Tunisie qu'elle a co-fondée en 2003. En 2002, elle entame une grève de la faim pour protester contre l'emprisonnement de son mari, Hamma Hammami, condamné pour son appartenance au parti communiste, interdit en Tunisie. Elle a reçu plusieurs récompenses internationales pour son engagement.

  • Wided Bouchamaoui

    Wided Bouchamaoui, présidente de l'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat. Elle prend la tête du syndicat des patrons en 2011 au lendemain de la révolution tunisienne, une première dans le monde arabe. Elle a été reconduite pour un mandat de 5 ans en 2013. Héritière d'une famille d'entrepreneurs (pétrole, textile, BTP, industrie), elle a fondé sa propre entreprise en 1994. Elle a été élue meilleure femme d'affaires de l'année dans le monde arabe en 2013. Un prix décerné par le Partenariat de Deauville issu du G8.

  • Hayet Omri

    Hayet Omri, chercheur scientifique, lauréate aux Olympiades des jeunes inventeurs en 2013. En 2012, elle a remporté le prix de la meilleure invention. Née dans le village de Regueb à Sidi Bouzid, elle est titulaire d'un doctorat en chimie appliquée.

  • Hela Cheikhrouhou

    Héla Cheikhrouhou vient d’être nommée directrice exécutive du Fonds vert pour le climat. Elle était jusque-là directrice du Département énergie, environnement et changement climatique de la Banque africaine de développement. Diplômée de HEC Montréal en 1996, Hela Cheikhrouhou rejoint Citibank Afrique du Nord. Elle y devient trésorière pays et vice-présidente en charge de la gestion des risques pour l’Afrique du Nord. En 2003, elle rejoint la Banque mondiale pour travailler au développement du secteur financier et privé sur la région Amérique latine et Caraïbes. Quatre ans plus tard, elle devient manager de la division chargée du financement privé et public-privé des infrastructures, à la Banque africaine de développement (BAD).

  • Basma Belaid

    Basma Khalfaoui Belaid, avocate et militante politique. Veuve de l'opposant Chokri Belaid, assassiné le 6 février 2013, elle a ému les Tunisiens par sa dignité, et de nombreux portraits lui ont été consacrés dans la presse nationale et internationale. Déterminée à poursuivre le combat de son mari, elle est militante au Front Populaire et soutient aujourd'hui le Front de salut national, appelant à la démission du gouvernement Larayedh et la dissolution de l'Assemblée constituante.

  • Ahlem Belhaj

    Ahlem Belhaj, 47 ans, présidente de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD). Professeur agrégée, elle est chef du service de pédopsychiatrie. Originaire de Korba dans le Cap Bon, Ahlem Belhaj a commencé à militer pour la cause féminine dans les années 80, alors qu'elle était encore étudiante. Elle a également milité au sein de la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme.

  • Imen Bahroun

    Imen Bahroun, PDG de la télévision nationale. Journaliste depuis 1993, sa nomination à la tête de la télévision publique en janvier 2012 a été largement contestée. Ses détracteurs l'accusent d'avoir été proche de l'ancien régime et de faire allégeance à la troïka désormais au pouvoir. Elle a manifesté sa volonté de démissionner il y a quelques jours mais reste encore à son poste.

  • Néjiba Hamrouni

    Néjiba Hamrouni, présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Élue à la tête du SNJT au lendemain de la révolution, elle a souvent eu des rapports de force avec la troïka au pouvoir depuis octobre 2011, notamment Lotfi Zitoun, ancien conseiller politique auprès du Chef du gouvernement. En 2012, il avait accusé le syndicat des journalistes "de faire partie de l’opposition radicale et de défendre les personnes corrompues". Le 17 octobre 2012, les médias tunisiens ont observé une journée de grève pour défendre la liberté de la presse menacée, selon le SNJT, par des nominations arbitraires dans le secteur.

  • Kalthoum Kannou

    Kalhthoum Kannou, juge, présidente de l'Association des Magistrats Tunisiens. Longtemps persécutée sous le régime de Ben Ali, elle milite encore aujourd'hui pour une justice indépendante en Tunisie.

  • Raoudha Laâbidi

    Raoudha Laâbidi, 49 ans, présidente du premier Syndicat des magistrats tunisiens, créé au lendemain de la chute du régime de Ben Ali. Militante syndicaliste depuis ses années d'études à la faculté de droit, elle milite aujourd'hui contre l'ingérence de l'exécutif dans le système judiciaire.