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Egypte: Le plan de transition rejeté par l'opposition laïque et les islamistes

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PLAN DE TRANSITION
Une femme tient un portrait de Mohamed Morsi, lors d'un rassemblement des partisans des Frères musulmans, le 9 juillet 2013 au Caire | AFP/Gianluigi Guercia

Le plan de transition égyptien, prévoyant des pouvoirs étendus pour le nouveau président par intérim et un calendrier pour de nouvelles élections présidentielles, a été rejeté par les partisans du président évincé Mohamed Morsi tout autant que par l'opposition laïque, alors que le nouveau Premier ministre entame des pourparlers mercredi pour former son gouvernement.

Parmi les principales forces ayant rejeté ce plan on compte le Front de salut national (FSN), coalition laïque, qui a exigé que des amendements soient apportés à la "déclaration constitutionnelle" proposée par le président par intérim Adly Mansour, en raison notamment de sa tonalité islamiste puisque ce texte maintient les principes de la Sharia comme la source principale de législation.

Le mouvement Tamarrod qui fut à l'origine des manifestations de masse ayant abouti à l'éviction du président Morsi à lui aussi critiqué le manque de concertation dans l’élaboration de ce plan et a proposé des amendements.

Le parti salafiste Al Nour qui a initialement cautionné le coup d’état militaire s’est ensuite rétracté de ce processus en réaction aux évènements du 8 juillet 2013 qui ont opposé des partisans de Mohammed Morsi à l’armée. Une journée qui s’est soldé par la mort de 55 sympathisants de la Confrérie. Cependant, le parti reste impliqué dans le débat portant sur la Constitution et il a amené les autorités à s’engager à préserver les articles qui traitent de la Sharia et de l’identité, même si d’après ses représentants, il n’est toujours pas satisfait du texte en l’état.

Les Frères musulmans ont quant à eux rejeté dès le départ la déclaration constitutionnelle de M. Mansour: "Un décret constitutionnel par un homme nommé par des putschistes (...) ramène le pays à la case départ", a commenté Essam Al Erian, sur son compte Facebook. De même qu’ils ont écarté toute possibilité de participation au gouvernement suite à l’annonce faite par le porte parole de la présidence, Ahmed al Muslimani qui proposait aux membres du bras politique de la Confrérie, le Parti de la Liberté et de la Justice “quelques postes au gouvernement”.

La loi fondamentale amendée devra être validée par référendum avant l'organisation d'élections législatives d'ici au début de 2014.

Ces rejets font suite à l'annonce mardi de la nomination du nouveau Premier ministre, Hazem Beblawi, qui doit engager dès mercredi des entretiens pour former un gouvernement de transition. Cet économiste de tendance libérale âgé de 76 ans, qui a fait une longue carrière dans des institutions égyptiennes et internationales, a été vice-Premier ministre et ministre des Finances en 2011, pendant la période de transition sous la direction militaire ayant suivi la chute de Hosni Moubarak.

Il aura la lourde tâche de redresser une économie en particulier en proie à la chute du tourisme, à un effondrement des investissements étrangers et à une baisse importante de ses réserves en devises.

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