Rappeurs vs police : les précédents

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Le 13 juin, Alaa Yakoubi, alias Weld 15 a écopé de deux ans de prison ferme pour sa chanson Boulicia Kleb (Les policiers sont des chiens, ndlr). Le rap est une musique contestataire. Et la relation entre les rappeurs, et la police a toujours été marquée par une forte animosité. Retour sur les grands procès qui les ont opposés en France.

Ministère AMER
1995, un film qui marque toute une génération en France, La Haine. Sur sa bande originale, une chanson n’est pas passée inaperçue. Sacrifice de poulet, du groupe Ministère AMER. Le ministre de l’Intérieur français porte plainte à la demande des syndicats de police. Le groupe de rap est accusé de “provocation au meurtre”. Il a finalement été condamné à une amende de 250 000 francs (environ 76 000 Dt).

NTM
En novembre 1996, le groupe NTM est condamné à 3 mois de prison ferme et trois autres avec sursis, ainsi que six mois d'interdiction de concert, pour des “propos outrageants” envers la police, lors d’un concert à La Seyne-sur-Mer le 14 juillet 1995. La condamnation est ramenée en appel : 2 mois de prison avec sursis et 50 000 francs d’amende (environ 7600 €).

La Rumeur
En 2002, le groupe La Rumeur est attaqué en justice par le ministre l’Intérieur, Nicolas Sarkozy. En cause, “Insécurité sous la plume d’un barbare”, un texte publié avec le livret accompagnant leur premier album, dans lequel le groupe dénonce les brutalités policières à l’égard des jeunes des banlieues. Hamé, auteur de ce texte, est accusé de “diffamation publique envers la Police nationale”. Après un marathon judiciaire de 8 ans, et 5 procès, dont deux en appel, et deux en cassation, Hamé est définitivement relaxé en 2010.

Abdul X
2010, le rappeur Abdul X compraît devant la justice pour sa chanson “Tirez sur les keufs”, une chanson qu’il a écrite à l’âge de 15 ans, après une nuit passée en garde à vue. Au bout deux ans de procès, Abdul-x est relaxée. Selon le tribunal, "malgré le caractère volontairement provocateur et grossier de ses propos (...), ils ne dépassent pas les limites autorisées de la liberté d'expression dans un genre musical connu pour une certaine forme d'outrance".

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